Journée d'action mardi: plusieurs lycées bloqués à Paris
Plusieurs lycées parisiens étaient bloqués mardi matin à l'appel de l'UNL, principal syndicat lycéen, pour dénoncer les conditions de rentrée, mais plusieurs tentatives de blocages ont échoué, découragées ou empêchées par des policiers déployés devant les établissements.
"Les lycées Hélène-Boucher, Ravel (XXe arrondissement) et Victor Hugo (IIIe) sont bloqués ou font l'objet de barrages filtrants", a déclaré à l'AFP Victor Colombani, président de l'Union nationale lycéenne, joint peu avant 09H00.
"Beaucoup plus sont en train de se mobiliser, et pas qu'à Paris", a-t-il ajouté, tout en précisant ne pas disposer dans l'immédiat d'un bilan de la mobilisation.
L'UNL prévoyait lundi qu'une quinzaine d'établissements devraient être bloqués mardi à Paris, pour protester contre les conditions de rentrée "déplorables", dans le cadre de la journée contre le plan d'austérité du gouvernement.
Au lycée Voltaire (XIe), l'entrée du lycée a été bloquée vers 08H30 avec des poubelles, a constaté un journaliste de l'AFP. Les collégiens ont pu entrer dans l'établissement, tandis qu'une centaine de lycéens restaient dehors.
Montée sur une poubelle, une lycéenne criait dans un mégaphone: "Lycéens en colère, on va pas se laisser faire!", "Résistance!", "Chatel, si tu savais..."
Aucun policier n'était visible aux abords du lycée, alors que leur présence à l'entrée d'autres établissements a empêché des blocages, comme au lycée Arago (XXe).
A 08H00, six policiers étaient postés devant l'entrée, tandis qu'une vingtaine de lycéens distribuaient des tracts, certains brandissant une banderole sur laquelle était écrit: "Non aux suppressions de postes, on n'est pas des sardines", a constaté un journaliste de l'AFP.
"Les élèves qui veulent rentrer en cours, vous pouvez rentrer", lançait la proviseur à l'adresse des élèves.
Deux voitures de police et un fourgon étaient également visibles.
"On n'était pas assez, ils nous ont empêché d'amener des poubelles devant le lycée", a expliqué Ilan en distribuant des tracts de l'UNL dénonçant des classes surchargées.
Au lycée technique Dorian (XIe), surveillé par six policiers, les élèves entraient normalement dans l'établissement.
Certains lycéens prévoyaient de rejoindre le cortège qui doit défiler depuis la place de la République en début d'après-midi, à l'appel de cinq confédérations (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires), contre la cure d'austérité du gouvernement.
Interrogé, le rectorat de Paris n'était pas disponible dans l'immédiat pour faire son propre bilan.
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