11.10.2011

Journée d'action: barrages filtrants ou lycées bloqués à Paris

Plusieurs lycées pari­siens fai­saient l'objet de bar­rages fil­trants ou étaient blo­qués mardi matin à l'appel de l'UNL, prin­ci­pal syn­di­cat lycéen, pour dénon­cer les condi­tions de ren­trée, selon des sources concordantes.

Plusieurs ten­ta­tives de blo­cages ont échoué, décou­ra­gées ou empê­chées par des poli­ciers déployés devant les établis­se­ments, a constaté l'AFP.

"A 10H00, une dizaine de bar­rages fil­trants" étaient ins­tal­lés à l'entrée de lycées pari­siens, a indi­qué à l'AFP le rec­to­rat de Paris, sans pré­ci­ser les­quels étaient concernés.

A la même heure, Victor Colombani, pré­sident de l'Union natio­nale lycéenne, a dit avoir réper­to­rié "35 lycées blo­qués ou mobi­li­sés en région pari­sienne, dont une ving­taine à Paris".

"Les lycéens ont le sen­ti­ment glo­bal de vivre la pire ren­trée de toute leur sco­la­rité", a-t-il déclaré.

Peu avant 09H00, les lycées Hélène-Boucher, Ravel (XXe arron­dis­se­ment) et Victor Hugo (IIIe) étaient selon lui "blo­qués" ou fai­saient l'objet de "bar­rages fil­trants". "Beaucoup plus sont en train de se mobi­li­ser, et pas qu'à Paris", avait-il ajouté.

L'UNL pré­voyait lundi qu'une quin­zaine d'établissements devraient être blo­qués mardi à Paris, pour pro­tes­ter contre les condi­tions de ren­trée "déplo­rables", dans le cadre de la jour­née contre le plan d'austérité du gouvernement.

Au lycée Voltaire (XIe), l'entrée a été blo­quée vers 08H30 avec des pou­belles, a constaté un jour­na­liste de l'AFP. Les col­lé­giens ont pu entrer dans l'établissement, tan­dis qu'une cen­taine de lycéens res­taient dehors.

Montée sur une pou­belle, une lycéenne criait dans un méga­phone: "Lycéens en colère, on va pas se lais­ser faire!", "Résistance!", "Chatel, si tu savais..."

Aucun poli­cier n'était visible aux abords du lycée, alors que leur pré­sence à l'entrée d'autres établis­se­ments a empê­ché des blo­cages, comme au lycée Arago (XXe).

A 08H00, six poli­ciers étaient pos­tés devant l'entrée, tan­dis qu'une ving­taine de lycéens dis­tri­buaient des tracts, cer­tains bran­dis­sant une ban­de­role sur laquelle était écrit: "Non aux sup­pres­sions de postes, on n'est pas des sar­dines", a constaté un jour­na­liste de l'AFP.

"Les élèves qui veulent ren­trer en cours, vous pou­vez ren­trer", lan­çait la pro­vi­seur aux élèves.

Deux voi­tures de police et un four­gon étaient égale­ment visibles.

"On n'était pas assez, ils nous ont empê­chés d'amener des pou­belles devant le lycée", a expli­qué Ilan en dis­tri­buant des tracts de l'UNL dénon­çant des classes surchargées.

Au lycée tech­nique Dorian (XIe), sur­veillé par six poli­ciers, les élèves entraient nor­ma­le­ment dans l'établissement.

Certains lycéens pré­voyaient de rejoindre le cor­tège qui doit défi­ler depuis la place de la République en début d'après-midi, à l'appel de cinq confé­dé­ra­tions (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires), contre la cure d'austérité décré­tée par le gouvernement.


 

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