10.10.2011

Les films de la semaine: "The Artist" entre en scène

"The Artist" entre en scène cette semaine sur les grands écrans, pari en noir et blanc d'un Dujardin sans le son.

- "The Artist", de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman, James Cromwell, Missi Pyle (France, 1h40) : Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet au fir­ma­ment, tra­qué par les aimables papa­razzi de l'époque. L'arrivée du par­lant ne va pas tar­der à l'envoyer aux oubliettes de l'histoire tan­dis que se lève l'étoile de Peppy Miller, jeune figu­rante qu'il cou­vait autre­fois d'un oeil paternel.

Un hom­mage à Hollywood, muet et en noir et blanc, du père des "OSS-117" qui a valu à Jean Dujardin son prix d'interprétation à Cannes.

- "Beur sur la ville" de Djamel Bensalah avec Booder, Sandrine Kiberlain, Steve Tran, Issa Doumbia, Josiane Balasko, Gérard Jugnot... (France, 1h39): jusque-là, Khalid Belkacem avait tout raté, du BEPC au code de la route et même son BCG. Il ne s'attendait pas à deve­nir le pre­mier "dis­cri­miné posi­tif" de la police. Mais comme dit sa mère : "C'est ça, la France ! Elle donne sa chance à tout le monde !". Le film voit défi­ler la moi­tié des acteurs fran­çais en une heure et demi. Même Frédéric Beigbeder y fait une apparition.

- "Après le sud", de Jean-Jacques Jauffret avec Adèle Haenel, Sylvie Lachat, Ulysse Grosjean, Yves Ruellan, Julien Bodet (France, 1h29): libre­ment ins­pi­rée de faits divers, l'histoire se déroule pen­dant six heures, sur fond de désert indus­triel cou­leur de bauxite, écrasé d'une lumière blanche et vio­lente. Quatre per­son­nages, cha­cun englué dans sa propre his­toire, entre­croisent leurs his­toires ordi­naires sur fond de cani­cule à Marseille. Et si la cha­leur ren­dait fou?

- "L'apparition de la Joconde", de François Lunel avec Serge Riaboukine, Dominique Besnehard, Vanessa Glodjo, Grégoire Colin, Stefano Cassetti (France, 1h20): Franck, un scé­na­riste affecté par sa sépa­ra­tion avec sa femme est invité par un pro­duc­teur fran­çais à venir écrire un scé­na­rio à Paris. Il s?installe à l'hôtel George V. Après plu­sieurs jours de tra­vail infruc­tueux, il reçoit la visite de Lisa, un être étrange qui pré­tend être sor­tie du célèbre tableau de Leonardo da Vinci, "La Joconde".

- "Beauty", d'Oliver Hermanus avec Deon Lotz, Charlie Keegan, Michelle Scott, Albert Maritz, Sue Diepeveen (France, Afrique du Sud, 1h39, film inter­dit aux mineurs de moins de 16 ans): François, entre­pre­neur pros­père confit dans ses pré­ju­gés, vient de marier sa fille. Tout va bien, tout le monde l'envie, mais François n'est pas heu­reux et doit enfouir son secret au plus pro­fond de lui même: il aime les hommes.

Dans cette ville de Bloemfontein, fief afri­ka­ner, la réa­lité de la nou­velle Afrique du Sud post-apartheid, mul­ti­co­lore et démo­cra­tique, a encore du mal à pas­ser et un tel aveu lui vau­drait la condam­na­tion sans appel de sa communauté.

La ren­contre avec un neveu perdu de vue va pro­vo­quer une onde de choc qui le mènera jusqu'à la vio­lence et l'autodestruction. Sélection Un Certain Regard à Cannes.

- "Another Earth", de Mike Cahill avec William Mapother, Brit Marling, Jordan Baker, Flint Beverage, Robin Taylor (USA, 1h32): alors qu'elle rentre en voi­ture d'une soi­rée bien arro­sée où elle a fêté son admis­sion au pres­ti­gieux MIT à Boston, Rhoda, astro­nome ama­teur, apprend à la radio l'apparition d'une seconde pla­nète Terre. Cette nou­velle détourne son atten­tion de la route et pro­voque un violent face-à-face qui fauche la vie de l'épouse et du fils de John, un com­po­si­teur renommé. Alors que ce der­nier repose encore dans un coma pro­fond, Rhoda écope d'une peine de quatre ans de pri­son. À sa sor­tie, et alors que la seconde Terre est tou­jours bien visible, la jeune femme encore cri­blée de remords tente de s'immiscer dans la vie de John comme femme de ménage, dans l'espoir d'implorer son pardon.

Présenté en sélec­tion Officielle au Festival de Deauville 2011.

- "Les Trois Mousquetaires — 3D" de Paul Anderson avec Logan Lerman, Matthew MacFadyen, Ray Stevenson, Luke Evans, Christoph Waltz (France, Allemagne, GB, 1h50) : le jeune et valeu­reux d'Artagnan se joint à trois mous­que­taires aguer­ris pour empê­cher le machia­vé­lique Cardinal Richelieu de s'emparer du trône du Royaume de France et de mettre l'Europe à feu et à sang. Librement adapté du célèbre et uni­ver­sel roman d'Alexandre Dumas.

- "Le der­nier week-end", d'Ali Borgini avec Daniel Dublet, Hélène Arie, Jean-Marie Mistral, Natacha Inutine, Jean-Mathieu Erny (France,1h45): Claude Dampierre, un richis­sime homme d?affaires arrive à la fin de sa vie et convoque sa famille et ses amis proches à un week-end au vert dans son châ­teau. Chacun espère que le vieil homme va leur annon­cer son par­tage du butin, mais il a orga­nisé une bien étrange mise en scène. Le pre­mier film avec le concours du Pôle emploi des artistes, qui fait tra­vailler une ving­taine d'intermittents au chômage.

- "Oxygène", de Hans Van Nuffel avec Wouter Hendrickx, Stef Aerts, Marie Vinck, Anemone Valcke (Belgique, Pays-Bas, 1h38): comme Lucas, son frère aîné, Tom est atteint d'une mala­die géné­tique qui détruit ses pou­mons. En révolte contre son entou­rage et pour conju­rer son espé­rance de vie réduite, Tom fré­quente une bande de petits délin­quants et vit inten­sé­ment chaque minute de sa vie. Pourtant, à l'hôpital, Tom est séduit par l'optimisme de Xavier qui souffre comme lui de la muco­vis­ci­dose et il suc­combe à l'humour dévas­ta­teur d'Eline, une jeune patiente confi­née en chambre d'isolement. Une double ren­contre qui va don­ner un nou­veau sens à sa vie.

- "The Thing", de Matthijs van Heijningen Jr avec Mary Elizabeth Winstead, Joel Edgerton, Ulrich Thomsen, Kim Bubbs, Adewale Akinnuoye-Agbaje (USA, 1h43, film inter­dit aux moins de 12 ans): dans un centre de recherche en Antarctique, la décou­verte d'un vais­seau spa­tial extra­ter­restre met en conflit Kate Lloyd, jeune diplô­mée, et le Dr. Sander Halvorson. Tandis que celui-ci décide de pour­suivre ses recherches, Kate engage Sam Carter, pilote d'hélicoptère, pour retrou­ver les occu­pants du mys­té­rieux vaisseau.

- "Un Monstre à Paris — 3D" d'Eric Bergeron avec les voix de Vanessa Paradis, Matthieu Chédid et François Cluzet — Animation (France, 1h27) — Paris, 1910. Une étrange créa­ture ter­ri­fie la Capitale. Emile et Raoul, deux hommes que tout oppose et que rien ne pré­dis­pose à l'aventure, se retrouvent pro­pul­sés dans la chasse au Monstre. Une épopée vire­vol­tante qui les conduira à se décou­vrir eux-mêmes, trou­ver l'amour et faire voler en éclat les appa­rences. Le Monstre est-il celui que l'on croit ? toute la "com" du film s'est faite sur les célèbres voix inter­pré­tant les per­son­nages, au risque d'induire une cer­taine confusion...

- "El Bulli" de Gereon Wetzel avec Ferran Adria et l'équipe du maes­tro: Oriol Castro, Eduard Xatruch, Eugeni de Diego, Aitor Lozano. Documentaire (Allemagne, 1h48) sur le plus célèbre res­tau­rant du monde qui a défi­ni­ti­ve­ment fermé ses portes en juillet 2010. La caméra suit le tra­vail d'élaboration d'un menu de 35 plats envi­ron dans le labo­ra­toire de cui­sine molé­cu­laire de Barcelone, puis sa mise en place à la table de Ferran Adria, "El Bulli", à Rosas en Espagne, cinq fois sacré "meilleur res­tau­rant du monde".

-"Cloud Rock, mon Père" de Kaleo La Belle, docu­men­taire (Suisse, 1h35): à 70 ans, Cloud Rock est un per­son­nage hors norme. C'est un hip­pie de la pre­mière heure, un de ceux qui n'a jamais renoncé à son idéal : prendre des drogues, être libre, indi­vi­dua­liste, connecté avec l'univers. Kaleo est son fils. A 35 ans, il n'a vu son père que deux fois depuis ses trois ans.


 

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
©2012 Agence France-Presse

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.