27.09.2011

L'art contemporain en fête à Toulouse pour le Printemps de Septembre

L'art contem­po­rain enva­hit pour trois semaines une ving­taine de lieux à Toulouse pour le 21e Printemps de Septembre, un fes­ti­val qui réunit plus de 30 artistes inter­na­tio­naux autour du thème "Un autre monde".

Une ancienne cha­pelle, des musées, l'Ecole des Beaux-Arts, un hôpi­tal... accueillent pein­tures, sculp­tures, ins­tal­la­tions ou vidéo, mais aussi confé­rences, spec­tacles, concerts ou "apé­ros musi­caux", pour cette édition.

Cette année, le Printemps de Septembre, jusqu'au 16 octobre, met en lumière les outils qu'une nou­velle géné­ra­tion d'artistes uti­lise, comme les "gestes, traces, totems, céré­mo­nies, invo­ca­tions", indique la direc­trice artis­tique, Anne Pontégnie, qui a voulu "créer un climat".

Le musée d'art contem­po­rain de la ville, Les Abattoirs, ras­semble à lui seul 14 expo­sants, dont l'Américain Christopher Wool, la Suédoise Klara Liden (col­lages) ou l'artiste concep­tuelle Maroussia Rebecq qui a créé un géant de 3 mètres de haut doté de trois visages, "Le roi pay­san", affu­blé d'oripeaux bigarrés.

Des cen­taines de visi­teurs déam­bu­laient à l'ouverture ce week-end, d'exposition en expo­si­tion, à la décou­verte de l'art contem­po­rain. François Fierro, un habi­tué du Printemps de Septembre, confiait une cer­taine décep­tion, voire une dis­tance cri­tique, notam­ment devant la sculp­ture de l'Américain William Pope.L, "300 oignons ger­més de dix semaines" peints en blanc, noir, rouge.

"On aime ce qui est ludique ou amu­sant, mais là c'est ridi­cule", notait-il, inter­rogé par l'AFP. Il déplo­rait par ailleurs n'avoir res­senti "aucune émotion" devant les oeuvres d'autres artistes.

Une cen­trale élec­trique hydrau­lique d'EDF dans le centre de Toulouse, Le Bazacle, accueille l'Américain Josh Smith, avec en par­ti­cu­lier une sculp­ture repré­sen­tant un pois­son en bronze, de 250 kilos, sur­plombe la Garonne. Ses oeuvres pic­tu­rales expo­sées dans le même bâti­ment repré­sentent égale­ment des poissons.

A l'Ecole des Beaux Arts, à côté des oeuvres de la Belge Edith Dekyndt, sont pré­sen­tées, ans le cadre du Festival inter­na­tio­nal des écoles d'art (FIEA), des pein­tures de jeunes artistes tra­vaillant à Genève, Ramallah, Oslo ou Düsseldorf.

De l'autre côté de la Garonne, sur la rive gauche, le moine béné­dic­tin Dom Robert illu­mine pour sa part les murs de briques de la gale­rie du Château d'eau avec ses pein­tures ou tapis­se­ries figu­ra­tives naïves, repré­sen­tant des champs en fleur et des ani­maux de basse-cour.

Le fes­ti­val fait égale­ment la part belle au verbe, avec des confé­ren­ciers (phi­lo­sophes, cri­tiques) de l'"Ecole de Stéphanie" qui se suc­cèdent pour dis­pen­ser des leçons sur l'art dans l'ancien hôpi­tal de l'Hôtel-Dieu, ou lors des soi­rées radio­pho­niques de "La radio du bout de la nuit".

Enfin, à côté d'"apéros musi­caux", des "soi­rées nomades" pro­posent spec­tacles et per­for­mances sur deux week-ends.


 

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