Angleterre : désormais tout le monde peut créer sa propre école

21.09.2011 1
En Angleterre, le dis­po­si­tif des free schools per­met à tout le monde de créer une école, choi­sir libre­ment ses ensei­gnants et déter­mi­ner les emplois du temps.
école

alamosbasement/Flickr

Une petite révo­lu­tion a agité le sys­tème éduca­tif anglais en cette ren­trée 2011 : l'ouverture des 24 free schools annon­cée il y a quelques mois par le gou­ver­ne­ment Cameron. Le prin­cipe des free schools ou "écoles libres" est d'offrir la pos­si­bi­lité à tout indi­vidu, parent, ensei­gnant ou entre­prise pri­vée, de fon­der une école et d'en déter­mi­ner les règles. Ainsi, le créa­teur d'une free school est libre de choi­sir les ensei­gne­ments dis­pen­sés, les pro­fes­seurs (for­més ou non), leurs salaires et leurs emplois du temps.

Parmi les free schools  ouvertes à la ren­trée 2011, citons par exemple un établis­se­ment ins­piré des écoles tra­di­tion­nelles, où l'on enseigne la cour­toi­sie et le latin. La dis­ci­pline y est digne des plus strictes écoles pri­vées : port de l'uniforme obli­ga­toire et lon­gueur des che­veux règle­men­tée ! On trouve égale­ment une école d'inspiration hindoue, avec cours de yoga et de méditation.

Si n'importe qui peut pos­tu­ler pour l'ouverture d'une free school, le pro­jet doit être approuvé par le minis­tère de l'Education, qui appor­tera ensuite les finan­ce­ments, les free schools étant tota­le­ment gra­tuites pour les élèves. Près de 300 dos­siers ont déjà été dépo­sés pour la ren­trée 2012.

Malgré les contrôles régu­liers du gou­ver­ne­ment, les free schools divisent l'opinion outre-Atlantique. L'annonce de leur ouver­ture il y a quelques mois avait déjà sus­cité la colère des syn­di­cats ensei­gnants et des parents d'élèves, qui crai­gnaient notam­ment la mul­ti­pli­ca­tion des pro­jets d'inspiration religieuse.

Certains dénoncent aussi un accrois­se­ment de la com­pé­ti­tion au sein du sys­tème éduca­tif au détri­ment des écoles déjà exis­tantes. Pour Fiona Millar, blo­gueuse spé­cia­li­sée éduca­tion, le gou­ver­ne­ment ferait mieux "de pour­suivre le tra­vail qui a été fait pour rele­ver le niveau pour la majo­rité des élèves et pas juste quelques-uns".

Au vu du tollé déclen­ché en France par le recru­te­ment de profs non qua­li­fiés via Pôle-Emploi, une chose est sûre : ce concept n'est pas prêt de s'exporter sur notre territoire.


Elsa Doladille

 
Source(s) :
  • france-info.com

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Krokodilo
le 21 septembre 2011

C'est bien d'avoir mis les guille­mets à "école libre" car la vraie tra­duc­tion serait école pri­vée, bien que le finan­ce­ment total par l'Etat com­plique les choses (ana­logue au finan­ce­ment par­tiel chez nous); la tra­duc­tion est rare­ment une équi­va­lence totale, mais plu­tôt ce qui donne le sens le plus proche dans la langue cible.

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