Seine-et-Marne: grève des enseignants d'unités localisées d'insertion
Les enseignants d'Unités localisées d'insertion (Ulis — chargés des élèves handicapés) de Seine-et-Marne se sont mis en grève mardi afin de protester contre le manque d'effectifs, a annoncé une responsable syndicale.
"La moitié des enseignants d'Ulis du département se sont mis en grève aujourd'hui", a déclaré à l'AFP Gisèle Skriabin, secrétaire générale adjointe FSU de Seine-et-Marne, à la sortie d'une réunion avec des grévistes à Noisiel.
S'appuyant sur "le texte officiel (qui) prescrit de ne pas dépasser 10 élèves par unité", ils dénoncent à travers ce mouvement de grève, le passage "à 12 voire 13 élèves" dans certaines unités. Selon la syndicaliste, il s'agit d'"un grave dysfonctionnement qui ne permettra plus (aux) collègues d'exercer pleinement toutes leurs missions en faveur de la réussite des jeunes" admis aux Ulis.
Ce dispositif est destiné à scolariser les élèves handicapés en collège ou lycée et leur permettre de mieux s'insérer socialement et professionnellement.
"Les parents veulent que les enfants soient scolarisés en bonne condition, que les effectifs ne soient pas pléthoriques", a poursuivi Mme Skriabin.
"On ne peut pas ouvrir un Ulis supplémentaire sans concertation avec le conseil d'administration. Techniquement, juridiquement il n'y aura pas de nouveaux Ulis", a martelé Dominique Fis, adjointe de l'inspectrice d'académie, jugeant le mouvement de "très faible ampleur".
Les grévistes qui devaient reprendre le service mercredi envisagent une nouvelle mobilisation le 27 septembre, "en espérant cette fois-ci que nous soyons davantage entendus par l'inspection".
La Seine-et-Marne compte 30 Ulis au niveau du collège et 6 au lycée, selon les chiffres communiqués par l'inspection d'académie.
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