13.09.2011

Scénario catastrophe pour "Anonymous": Shakespeare n'était qu'un faussaire

"Anonymous", un thril­ler his­to­rique pré­senté lundi au fes­ti­val du film à Toronto et signé d'un des maîtres du film catas­trophe, Roland Emmerich, traite Shakespeare en faus­saire qui appo­sait son nom sur l'oeuvre des autres.

Les théo­ries sur le sujet abondent, attri­buant à de fameux contem­po­rains de Shakespeare, comme Francis Bacon et Christopher Marlowe, la pater­nité de cer­taines de ses oeuvres les plus en vue.

"Anonymous" s'intéresse en par­ti­cu­lier au rôle d'Edward de Vere, comte d'Oxford, qui serait le pos­sible auteur de "Hamlet", "Macbeth" ou encore "Roméo et Juliette" entre autres, et le père authen­tique de cette trou­vaille lit­té­raire et phi­lo­so­phique qui tra­verse les âges: "Être ou ne pas être, telle est la question".

"Je ne vais pas men­tir. Je ne suis pas abso­lu­ment convaincu qu'Oxford soit l'auteur de ces pièces... Mais je suis en revanche tota­le­ment sûr que ce n'est pas ce type de Stratford qu'on appelle Shakespeare" a indi­qué lundi l'acteur Rhys Ifans qui joue le comte d'Oxford dans le film.

Son aveu a reçu le sou­tien sans réserve de son réa­li­sa­teur, l'Allemand Roland Emmerich, inter­na­tio­na­le­ment reconnu pour "2012", 'Godzilla", "Le Jour d'après", "Independence Day" ou encore "La tour infernale".

"Tout le monde est furieux à Stratford, parce que nous avons fait la lumière sur leurs men­songes", a-t-il assuré lors d'une confé­rence de presse.

Le réa­li­sa­teur concède aussi qu'il y a là, de sa part, comme un soup­çon de ven­geance pour avoir tant peiné et si peu gouté les textes du monu­ment de la lit­té­ra­ture bri­tan­nique quand il était à l'école.

"Je n'aimais pas Shakespeare ni aucun des auteurs de théâtre qu'on nous fai­sait étudier à l'école. Ce n'est que des années plus tard, en voyant des adap­ta­tions de ses pièces au cinéma que j'ai réa­lisé, waouh, que ce gars savait vrai­ment racon­ter des his­toires", a-t-il expliqué.

"Je me suis donc servi du cinéma pour m'instruire sur William Shakespeare. Rien que pour Hamlet il y a trois ou quatre films, par exemple".

Mais "en vieillis­sant, j'en viens aussi à appré­cier le théâtre. Et même, j'aime bien aller voir des pièces", a-t-il ajouté.


 

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