13.09.2011

Postes supprimés : actions d'enseignants du privé dans le nord de la France

Les 620 établis­se­ments d'enseignement catho­lique du Nord/Pas-de-Calais arborent cette semaine des ban­de­roles pro­tes­tant contre les sup­pres­sions de postes, comme au Lycée indus­triel et com­mer­cial privé de Tourcoing où 200 ensei­gnants se sont mobi­li­sés mardi.

Pendant une dizaine de minutes, les ensei­gnants et per­son­nels — y com­pris le pro­vi­seur — du lycée, le plus impor­tant établis­se­ment privé de l'académie de Lille comp­tant 3.700 élèves, se sont ras­sem­blés mardi midi devant un cali­cot de 4 mètres de long cla­mant que "les sup­pres­sions d'emploi, ça suf­fit ! Nous vou­lons res­ter ouverts à tous".

Un exemple que doivent suivre les autres établis­se­ments (lycées, col­lèges, écoles pri­maires) de la région cette semaine, selon le secré­taire géné­ral de la direc­tion régio­nale de l'enseignement catho­lique, Claude Deweerdt, joint par l'AFP.

"Cette année, 300 emplois d'enseignants sont sup­pri­més dans le privé, ce qui fait 480 en quatre ans sur l'académie. Ca com­mence à deve­nir la catas­trophe", a-t-il dit.

"C'est très sen­sible dans le pri­maire, car dans le privé, un poste d'enseignement sup­primé signi­fie une classe qui ferme. Nous sommes contraints de fer­mer des classes depuis trois ans, si ça devait conti­nuer l'année pro­chaine, on devra fer­mer des écoles", a ajouté M. Deweerdt. Dans les col­lèges et lycées, "on a déjà dû fer­mer des sec­tions ou renon­cer à en ouvrir des nouvelles".

La mobi­li­sa­tion se tra­duit égale­ment par un appel sans pré­cé­dent des syn­di­cats du privé à se joindre à la grève déci­dée par leurs homo­logues du public, le 27 sep­tembre, contre les sup­pres­sions d'emplois décou­lant du non-remplacement d'un départ sur deux à la retraite.

Les établis­se­ments pri­vés du Nord/Pas-de-Calais avaient déjà exprimé leurs inquié­tudes dans un cour­rier à 1.700 élus muni­ci­paux, dépar­te­men­taux et régio­naux en juin. Ils ont égale­ment informé les familles d'élèves par lettre cette semaine.

"Si on conti­nue de tou­cher aux moyens de l'enseignement catho­lique, nous ne pour­rons plus res­ter ouverts à tous : les lycées les plus gros et les plus hup­pés sur­vi­vront et les autres tom­be­ront", a pour sa part estimé Frédéric Delemazure, direc­teur du Lycée indus­triel et com­mer­cial de Tourcoing.


 

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
©2012 Agence France-Presse

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.