13.09.2011

L'Unef dénonce la hausse des exigences financières pour les étudiants étrangers

L'Unef a dénoncé mardi le "dur­cis­se­ment" des condi­tions finan­cières à rem­plir pour pou­voir étudier en France, dans un com­mu­ni­qué com­mun avec l'Union des étudiants algé­riens de France (UEAF) et l'Union des étudiants viet­na­miens en France (UEVF).

Selon un décret du 6 sep­tembre, en appli­ca­tion de la loi rela­tive à l'immigration du 16 juin der­nier, les res­sources finan­cières mini­males pour se voir accor­der un titre de séjour sont aug­men­tées de 70% à 100% d'une bourse de gou­ver­ne­ment fran­çais (article 36 du décret).

"Le minis­tère de l'intérieur exige donc des étudiants étran­gers qu'ils attestent de 5.500 euros sur un compte en banque, soit 1.500 euros sup­plé­men­taires par rap­port à la situa­tion en 2010", selon l'Unef.

Il s'agit d'une "mesure indigne", écrit la pre­mière orga­ni­sa­tion étudiante, et une mesure qui "s'inscrit dans le dur­cis­se­ment continu des poli­tiques d'immigration que le gou­ver­ne­ment nous impose depuis cinq ans".

L'Unef, l'UEAF et l'UEVF "dénoncent fer­me­ment une poli­tique qui fait de la for­tune per­son­nelle un cri­tère d'entrée sur le ter­ri­toire": "égaux dans les amphis, les étudiants fran­çais et étran­gers sont inégaux face à la loi".

En conclu­sion, l'Unef "exige le retrait immé­diat" de ce dur­cis­se­ment finan­cier et "demande l'égalité des droits entre étudiants étran­gers et étudiants fran­çais sur tous les plans: la fin du cri­tère de natio­na­lité pour les bourses sur cri­tères sociaux (et) un titre de séjour plu­ri­an­nuel pour l'ensemble des étudiants étrangers".


 

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