Les filles sont les premières victimes du bizutage, déplore le CNCB
Les filles sont "les premières victimes du bizutage", notamment en raison des "humiliations sexuelles" subies, a souligné mardi lors d'une conférence de presse le Comité national contre le bizutage (CNCB).
"Les filles sont les premières victimes du bizutage, les humiliations sexuelles sont plus violentes que chez les garçons, les simulations ou actes de fellation forcés sont fréquents", a déclaré la présidente du CNCB, Marie-France Henry.
Cette association, fondée en 1997, a recensé l'an dernier "quatre décès directement liés au bizutage", et elle déplore, malgré son travail de sensibilisation, qu'il y ait encore "très peu de plaintes déposées" après des cas de bizutage, un délit inscrit dans la loi depuis 1998.
Actuellement, "le bizutage s'étend aux filières de BTS (brevets de technicien supérieur), donc dans les lycées, alors que ces filières étaient jusqu'à présent épargnées", a ajouté Mme Henry.
Selon une enquête du CNCB rendue publique mardi, le bizutage entraîne des "traumatismes psychologiques graves" pour 92% des parents d'élèves et plus de trois sur quatre (78%) y voient "une épreuve humiliante".
Cette enquête a été réalisée en février auprès de 3.276 adhérents des deux principales fédérations de parents d'élèves, la FCPE et la Peep, mais sans constitution d'échantillon ni méthode de quotas.
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