05.09.2011
Aucune réaction

Anne Roumanoff : "J'adorais contredire les profs !"

En ce jour de ren­trée sco­laire, VousNousIls.fr pour­suit sa série "Souvenirs d'école" avec la comé­dienne Anne Roumanoff. En tour­née en France avec son spec­tacle "Anne natu­rel­le­ment", elle a accepté de prendre une "récréa­tion" en replon­geant le nez dans son car­table. Et ce n'est pas triste !
Anne Roumanoff

Anne Roumanoff adolescente

Une ado­rable tête à claques. Avant de deve­nir l'humoriste pré­fé­rée des Français, Anne Roumanoff n'a pas fait rire tous ses pro­fes­seurs... Née dans le 17e arron­dis­se­ment de Paris, de parents d'origine russe spé­cia­li­sés dans l'importation de vête­ments indiens, l'écolière se rend à l'école Ampère à pied, puis au lycée Carnot où elle effec­tue ensuite sa sco­la­rité. Insolente et bavarde "mais fina­le­ment assez dis­ci­pli­née", elle cultive très tôt un pen­chant pour la pro­vo­ca­tion : "Je n'étais pas un boute-en-train mais j'aimais bien faire rire les autres élèves. A par­tir de 14 ans, je suis deve­nue un peu inso­lente. J'adorais contre­dire les profs, les pro­vo­quer ver­ba­le­ment, leur poser des ques­tions pour les pous­ser dans leurs retranchements."

Ce culot, qui a exas­péré plus d'un ensei­gnant, n'empêche pas Anne Roumanoff d'obtenir de bons résul­tats : "j'étais assez com­pé­ti­tive, j'aimais bien les défis. J'étais une bonne élève mais jamais la pre­mière." Le bac en poche, celle qui envi­sage briè­ve­ment de deve­nir jour­na­liste, "au cas où ça n'aurait pas mar­ché", intègre l'Institut d'études poli­tiques de Paris, en sui­vant en paral­lèle des cours de théâtre enta­més dès 12 ans au Cours Simon. "J'ai eu une révé­la­tion en écou­tant Sylvie Joly à la radio. Mes études à Sciences Po, c'était pour me ras­su­rer car j'étais consciente des aléas du métier et mon père m'avait demandé de pré­voir un plan B."


Une rentrée chargée pour Anne Roumanoff

En tour­née en France avec son spec­tacle "Anne natu­rel­le­ment", Anne Roumanoff pré­pare la sor­tie d'un DVD "Les Petites Résolutions", cou­rant octobre, ainsi qu'une série de CD pour enfants en novembre. La comé­dienne tra­vaille en paral­lèle à l'écriture d'une série pour la chaîne Comédie. Le tour­nage démar­rera au mois d'octobre. Anne Roumanoff pré­pare aussi un nou­veau spec­tacle, au théâtre du Palais Royal, à par­tir d'août 2012. L'artiste est pré­sente sur Europe 1, tous les same­dis de 11h à 12h30, et la semaine à 9h05 dans l'émission "Europe 1 matin" avec Bruce Toussaint.

"On reco­piait Universalis"

Bavarde en classe, Anne Roumanoff n'en demeure pas moins une lit­té­raire, curieuse et stu­dieuse. "J'adorais lire. A 15 ans, j'avais dévoré tous les grands clas­siques. J'aimais le fran­çais, l'histoire géo... Je me sou­viens qu'en qua­trième, j'avais fait un exposé sur Léonard de Vinci que j'avais tra­vaillé jusqu'à 4h du matin. Ça m'avait pas­sion­née. A l'époque, on ne trou­vait pas les infos sur Wikipédia, on reco­piait l'encyclopédie Universalis." En revanche, elle avoue volon­tiers quelques lacunes dans les matières scientifiques...

L'humoriste se sou­vient aussi de quelques moments dif­fi­ciles, ryth­més de quo­li­bets potaches : "On m'appelait par­fois “Roumanoff popoff” et aussi “Roumanoff patate” parce que j'étais un peu enro­bée." Angoissée à la veille de chaque ren­trée sco­laire, elle se remé­more quelques décon­ve­nues, comme la fois où le réveil avait été réglé trop tôt : "Quand nous nous sommes poin­tées à l'école avec ma petite sœur, nous avions une heure d'avance et il n'y avait encore per­sonne..." Autre sou­ve­nir amer : celui de Mademoiselle Corbeille, ins­ti­tu­trice de CE2. "Elle don­nait des poé­sies à apprendre et je m'y met­tais tou­jours au der­nier moment. Je me sou­viens d'un soir où je me suis retrou­vée avec huit poé­sies à apprendre d'un coup. J'y ai passé la soi­rée et, évidem­ment, elle m'a inter­ro­gée sur celle que je ne connais­sais pas !"

"Ce n'est pas aux ensei­gnants de s'adapter aux élèves"

Mais Anne Roumanoff conserve sur­tout des bons sou­ve­nirs. "En CM1 et CM2, l'instituteur s'appelait mon­sieur Boulègue. Il était sévère, j'avais peur de lui mais il avait aussi beau­coup d'humour."

Anne Roumanoff

Anne Roumanoff enfant

Habituée à jouer les "idiotes" sur scène, l'artiste met de côté un temps la pro­voc' pour saluer un métier qui lui est cher : celui d'enseignant. "Je ne pense pas que ce soit aux ensei­gnants de s'adapter aux élèves, c'est à eux d'aller vers les profs. J'ai beau­coup de res­pect pour les ensei­gnants. Ils font un métier dif­fi­cile et sont en pre­mière ligne. Je trouve d'ailleurs que les parents d'élèves ne sont pas très tendres avec eux, ils ne leur passent rien."

Une cri­tique qui ne l'empêche pas de gen­ti­ment se moquer de l'école, comme dans l'un de ses pre­miers sketchs "Les gre­nouilles et le pré­ser­va­tif" : "Je me suis ins­pi­rée d'une prof de sciences natu­relles du lycée Carnot. Elle nous avait fait apprendre la repro­duc­tion des batra­ciens en dis­sé­quant des gre­nouilles." Dire qu'à 15 ans, son père lui avait demandé : "Tu te donnes com­bien de temps pour échouer ?" Ce à quoi Anne Roumanoff avait répondu du tac au tac : "25 ans !" Un objec­tif atteint haut la main.

Charles Centofanti

-

Vous souhaitez réagir sur cet article :

Open-close

Modération par la rédaction de VousNousIls.

Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.

Vos réactions :

Open-close
Aucune réaction