30.08.2011

Yves Jégo demande à la Droite populaire d'arrêter son "discours haineux"

Yves Jégo, vice-président du Parti radi­cal et proche de Jean-Louis Borloo, a demandé mardi au col­lec­tif de la Droite popu­laire, "grou­pus­cule sec­taire" de l'UMP, d'arrêter son "dis­cours hai­neux", dans un entre­tien à Liberation.fr.

Réclamer le retrait de manuels sco­laires évoquant l'orientation sexuelle, comme le font 80 dépu­tés UMP, dont nombre de membres de la Droite popu­laire, est "affli­geant", selon lui.

"Ce n'est pas aux par­le­men­taires de déci­der des pro­grammes sco­laires" et ils devraient consa­crer "leur éner­gie à régler les pro­blèmes des Français et pas à une chasse aux sor­cières qui n'a pas lieu d'être", juge le député de Seine-et-Marne.

"D'une manière géné­rale, la Droite popu­laire s'attaque à tout ce qui est dif­fé­rent. Aujourd'hui c'est la ques­tion sexuelle, hier c'était la ques­tion de la double natio­na­lité, avant-hier c'était la ques­tion de l'immigration. Il faut vrai­ment arrê­ter ce dis­cours hai­neux", souligne-t-il.

Yves Jégo "pense qu'il serait temps que l'UMP ramène ce groupe de dépu­tés à ce qu'il doit être : un grou­pus­cule sec­taire qui ne peut pas à lui tout seul incar­ner l'image de la majo­rité présidentielle".

"Tout cela donne le sen­ti­ment que c'est l'ensemble de l'UMP qui s'exprime alors que ce n'est pas le cas (...) La Droite popu­laire dés­équi­libre la majo­rité pré­si­den­tielle en l'entraînant vers la droite de la droite (...) Ce n'est pas en chas­sant sur les terres du Front natio­nal qu'on apporte des réponses aux Français", ajoute-t-il.


 

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