30.08.2011

Rentrée des lycées: Pécresse déplore une "situation alarmante" en IDF

La pré­si­dente du groupe d'opposition UMP au conseil régio­nal d'Ile-de-France et ministre du Budget, Valérie Pécresse a déploré mardi une "situa­tion alar­mante" pour cette ren­trée 2011 des 469 lycées franciliens.

"La situa­tion est alar­mante", a déclaré Mme Pécresse lors d'une confé­rence de presse affir­mant que la Région pré­si­dée par Jean-Paul Huchon (PS) depuis 1998 "n'assume tou­jours pas le coeur de sa mis­sion", en matière d'éducation.

"En 2010, un tiers des opé­ra­tions de réno­va­tion et construc­tion étaient en retard, en 2011 c'est une sur deux (54 chan­tiers sur 115, ndlr), c'est-à-dire que plus de 50.000 jeunes sont péna­li­sés soit un jeune sur 8", a-t-elle détaillé.

"L'investissement est en berne alors que la Région fait beau­coup de dépenses de fonc­tion­ne­ment", dénonce Mme Pécresse, qui ne "com­prend pas la sous consom­ma­tion des cré­dits de construc­tion" à savoir 25 mil­lions d'euros sur les 40 ins­crits au bud­get 2010.

Des "car­tons rouges" ont été remis pour cer­tains établis­se­ments comme le lycée Turgot de Montmorency (Val d'Oise) "en chan­tier depuis 12 ans", ou encore le lycée Rabelais de Meudon (Hauts-de-Seine) où les eaux usées se répandent dans le gym­nase et pour lequel "la Région a refusé de voter 300.000 euros de tra­vaux en juillet".

"Visiblement, il y a un défaut d'organisation", estime la lea­der de l'opposition régio­nale égale­ment porte-parole du gouvernement.

Son groupe pro­pose que la Région "pri­vi­lé­gie la recons­truc­tion à la réno­va­tion quand l'écart de prix est réduit car c'est plus rapide même si c'est un peu plus cher", qu'elle "ren­force les cré­dits de main­te­nance pour éviter la dégra­da­tion des bâti­ments" et qu'elle sim­pli­fie les pro­cé­dures de mar­chés pour éviter les appels d'offres infructueux.


 

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