30.08.2011

Les directeurs d'école appelés à donner la priorité aux missions éducatives (syndicats)

Les syn­di­cats SE-Unsa (pri­maire et secon­daire) et SNUipp-FSU (pri­maire) ont appelé mardi les direc­teurs d'écoles à se consa­crer en prio­rité à leurs mis­sions éduca­tives, pour pro­tes­ter contre la baisse des emplois d'aide administrative.

"En 2006, un pro­to­cole d'accord signé entre le SE-Unsa et Gilles de Robien a pour la pre­mière fois reconnu la néces­sité d'aider les direc­teurs d'école par un emploi d'aide admi­nis­tra­tive", a rap­pelé le secré­taire géné­ral du SE-Unsa Christian Chevalier.

Mais ce sont des emplois pré­caires qui sont sou­mis aux res­tric­tions bud­gé­taires, a-t-il déploré lors de la confé­rence de presse de rentrée.

Dans une lettre aux rec­teurs d'académies du 4 juillet, le ministre Luc Chatel leur demande de por­ter leurs efforts sur l'accompagnement des élèves han­di­ca­pés, et pour rem­plir cet objec­tif, de "ne pro­cé­der à aucun recru­te­ment ni renou­vel­le­ment" des contrats cor­res­pon­dants aux assis­tants admi­nis­tra­tifs, "y com­pris pour les contrats n'ayant pas atteint la durée maximum".

"L'école pri­maire qui subit les assauts bud­gé­taires est encore mise à genoux car, y com­pris dans son fonc­tion­ne­ment quo­ti­dien, elle ne va pas pou­voir conti­nuer", a regretté M. Chevalier.

SE-Unsa "les appelle à un blo­cage admi­nis­tra­tif pour tout ce qui est docu­ments deman­dés par l'administration, comme les listes d'élèves, car la prio­rité des prio­ri­tés, c'est le tra­vail péda­go­gique et le tra­vail rela­tion­nel avec les parents".

"Ce n'est pas un hasard si, chaque année, entre 5.000 et 10.000 direc­tions d'écoles sur 50.000 res­tent vacantes car les col­lègues ne veulent plus ren­trer dans cette fonc­tion lourde de res­pon­sa­bi­lité et qui n'est pas recon­nue. Le débat devra s'ouvrir sur le fonc­tion­ne­ment même de l'école pri­maire", a-t-il ajouté.

Le SNUipp-FSU, prin­ci­pal syn­di­cat dans le pri­maire, estime dans un com­mu­ni­qué qu'"aujourd'hui, le point de rup­ture est atteint" dans l'école.

"Mais on ne se lais­sera pas faire", ajoute le syn­di­cat qui appelle les direc­teurs d'école "à ne plus trai­ter toutes les demandes admi­nis­tra­tives. Dorénavant, c'est +Je réponds quand j'ai le temps+".

Le SNUipp-FSU "demande des mesures d'urgence et l'ouverture de dis­cus­sions", et "prend contact avec ses par­te­naires syn­di­caux afin de construire un mou­ve­ment uni­taire et d'ampleur pour chan­ger la donne".


 

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