30.08.2011

Education: faire un choix entre modèle "libéral" et "républicain" (SE-Unsa)

L'année sco­laire 2011–2012 sera celle du "choix" entre un modèle éduca­tif libé­ral et un modèle répu­bli­cain, a indi­qué mardi le syn­di­cat SE-Unsa (pri­maire et secon­daire) qui réclame la fin des sup­pres­sions de postes et une "refon­da­tion" de l'école de la République.

Les ensei­gnants "n'abordent pas la ren­trée de gaieté de coeur à cause des condi­tions de tra­vail dégra­dées", a dit Christian Chevalier, secré­taire géné­ral, lors de la confé­rence de presse de rentrée.

"Les effets cumu­la­tifs de quatre années de sup­pres­sions d'emplois ont asphyxié et affai­bli le sys­tème éduca­tif", "cette cure d'amaigrissement s'accompagne d'un chan­ge­ment de cap et d'une orien­ta­tion nou­velle car c'est une autre école qu'on nous pro­pose, et ce n'est pas le modèle répu­bli­cain", a-t-il ajouté.

"Il va bien fal­loir qu'à un moment donné on s'attaque" à la situa­tion actuelle où l'école de la République "relève plus du tri sélec­tif que de l'ascenseur social", a dénoncé M. Chevalier.

Avec l'élection pré­si­den­tielle, "l'année 2011–2012 sera celle des choix. Nous sommes à la croi­sée des che­mins". Deux modèles "vont s'affronter": "un modèle libé­ral dans lequel l'éducation est consi­dé­rée comme un bien de consom­ma­tion, et un modèle répu­bli­cain dans lequel l'éducation est un bien public, un droit qui doit être garanti par l'Etat sur l'ensemble du ter­ri­toire et pour toutes les per­sonnes quelle que soit leur ori­gine", a dit M. Chevalier.

Il faut "tout à la fois faire ces­ser l'hémorragie des emplois et refon­der l'école de la République", a-t-il pré­co­nisé, en rap­pe­lant que c'était le sens de l'appel à la grève du 27 sep­tembre qui "mar­quera pour le SE-Unsa, le pre­mier temps fort d'une année com­ba­tive pour que ça change!".

Le syn­di­cat lance une cam­pagne pour rap­pe­ler au pré­sident Nicolas Sarkozy "ses enga­ge­ments" en matière de pou­voir d'achat des ensei­gnants et exi­ger "une véri­table recon­nais­sance salariale".

"Les salaires des ensei­gnants en France sont parmi les plus faibles en Europe. Un ensei­gnant qui a un mas­ter 2 (bac +5) démarre à 1.500 euros", a déploré M. Chevalier.


 

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