Education: faire un choix entre modèle "libéral" et "républicain" (SE-Unsa)
L'année scolaire 2011–2012 sera celle du "choix" entre un modèle éducatif libéral et un modèle républicain, a indiqué mardi le syndicat SE-Unsa (primaire et secondaire) qui réclame la fin des suppressions de postes et une "refondation" de l'école de la République.
Les enseignants "n'abordent pas la rentrée de gaieté de coeur à cause des conditions de travail dégradées", a dit Christian Chevalier, secrétaire général, lors de la conférence de presse de rentrée.
"Les effets cumulatifs de quatre années de suppressions d'emplois ont asphyxié et affaibli le système éducatif", "cette cure d'amaigrissement s'accompagne d'un changement de cap et d'une orientation nouvelle car c'est une autre école qu'on nous propose, et ce n'est pas le modèle républicain", a-t-il ajouté.
"Il va bien falloir qu'à un moment donné on s'attaque" à la situation actuelle où l'école de la République "relève plus du tri sélectif que de l'ascenseur social", a dénoncé M. Chevalier.
Avec l'élection présidentielle, "l'année 2011–2012 sera celle des choix. Nous sommes à la croisée des chemins". Deux modèles "vont s'affronter": "un modèle libéral dans lequel l'éducation est considérée comme un bien de consommation, et un modèle républicain dans lequel l'éducation est un bien public, un droit qui doit être garanti par l'Etat sur l'ensemble du territoire et pour toutes les personnes quelle que soit leur origine", a dit M. Chevalier.
Il faut "tout à la fois faire cesser l'hémorragie des emplois et refonder l'école de la République", a-t-il préconisé, en rappelant que c'était le sens de l'appel à la grève du 27 septembre qui "marquera pour le SE-Unsa, le premier temps fort d'une année combative pour que ça change!".
Le syndicat lance une campagne pour rappeler au président Nicolas Sarkozy "ses engagements" en matière de pouvoir d'achat des enseignants et exiger "une véritable reconnaissance salariale".
"Les salaires des enseignants en France sont parmi les plus faibles en Europe. Un enseignant qui a un master 2 (bac +5) démarre à 1.500 euros", a déploré M. Chevalier.
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