23.07.2011

Vacances: le mauvais temps en France profite aux musées... et à l'étranger

Le mau­vais temps qui a tou­ché la France en juillet a per­turbé les séjours des vacan­ciers, davan­tage ten­tés par les acti­vi­tés cou­vertes comme les musées que par les plages, une conjonc­ture dont pro­fitent aussi les des­ti­na­tions étran­gères, ini­tia­le­ment moins prisées.

"Une météo défa­vo­rable, c'est tou­jours un coup porté à l'économie du tou­risme", a résumé auprès de l'AFP Didier Arino, direc­teur du cabi­net Protourisme.

Dans tout le pays, à l'exception notable du sud-est où le soleil s'est fait plus pré­sent, les béné­fi­ciaires des intem­pé­ries ont notam­ment été les musées et les ciné­mas, les cam­pings voyant leur fré­quen­ta­tion reculer.

Selon le direc­teur de l'Office du tou­risme de Gérardmer (Vosges), Bruno Poizat, les cam­pings étaient bien rem­plis jusqu'au chan­ge­ment de météo et, selon le pré­sident de la Fédération régio­nale de l?hôtellerie de plein air d?Auvergne, Christian Pommier, le mois de juillet sera "moins bon que l'année dernière".

A Houplines (Nord), un cam­ping natu­riste ne comp­tait que sept empla­ce­ments réser­vés sur quarante-deux, a affirmé son pro­prié­taire, Pierre Basier.

Dans l'ensemble du pays, les réser­va­tions pour juillet et août n'étaient supé­rieures mer­credi que de 2,5% à celles de l'été der­nier, alors que la hausse attei­gnait 4% en début de mois, selon Protourisme.

Plusieurs événe­ments inter­na­tio­naux, comme le prin­temps arabe ou la crise grecque, lais­saient entre­voir un regain d'intérêt pour la des­ti­na­tion France aux dépens de l'étranger mais "un petit retour­ne­ment de situa­tion est en train de s'observer", selon Didier Arino.

"Cela s'explique par deux rai­sons : le mau­vais temps et sur­tout le fait que les prix pour la France sont élevés", a indi­qué le vice-président du Syndicat natio­nal des agences de voyage, Christian Coulaud.

Autre phé­no­mène mar­quant, les vacan­ciers n'hésitent désor­mais plus à quit­ter leur lieu de vil­lé­gia­ture plu­vieux pour aller cher­cher le soleil un peu plus loin.

Pour échap­per à la pluie et au vent, les tou­ristes ont plé­bis­cité en juillet les lieux cou­verts, comme les musées, les ciné­mas et les res­tau­rants, au détri­ment de la consom­ma­tion tra­di­tion­nelle de bei­gnets et sodas en bord de mer.

Au Mémorial de Caen, la moyenne de visi­teurs se situe entre 2.000 et 2.200 par jour depuis début juillet, contre 1.500 à 2.000 "quand l'été est plus clé­ment", selon le direc­teur com­mer­cial Jean-Yves André. La situa­tion est iden­tique à la Maison de la Baie de Somme et de l'Oiseau dont la fré­quen­ta­tion a plus que tri­plé ces der­niers jours.

Pour trou­ver beau­coup de tou­ristes les pieds dans l'eau, c'est vers le sud-est de la France qu'il faut se tour­ner. "Il y a une réelle aug­men­ta­tion de l'affluence" même s'"il reste de la place qua­si­ment par­tout", a pré­cisé Michel Tschann, pré­sident du syn­di­cat hôte­lier Nice-Côte d'Azur.

"On voit qu'effectivement on a un peu plus de monde quand il fait beau ici", a-t-il ajouté.

Cas par­ti­cu­lier, "Paris ne subit pas l'influence de la météo et juillet-août ne sont pas des gros mois", a expli­qué Paul Roll, direc­teur de l'Office du tou­risme de la capi­tale qui s'attend tout de même à un nombre de tou­ristes plus impor­tants qu'en 2010.


 

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
©2012 Agence France-Presse

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.