05.07.2011

Le repas universitaire va bien augmenter de 1,7%, l'Unef proteste

Le ticket de res­tau­ra­tion uni­ver­si­taire (RU), pour payer un repas, va bien aug­men­ter à la ren­trée de 1,7%, pas­sant de 3 à 3,05 euros, a-t-on indi­qué mardi au minis­tère de l'Enseignement supé­rieur, en dépit d'un vote de rejet ven­dredi au conseil d'administration du Cnous.

Malgré ce vote qui n'est "pas cou­rant", "l'augmentation n'est pas remise en cause", a-t-on assuré au ministère.

"La hausse, moindre que l'inflation, reste modé­rée, alors que l'an der­nier le ticket avait aug­menté de 10 cen­times. 3,05 euros, c'est un prix très rai­son­nable, cela per­met d'avoir un repas com­plet et équi­li­bré qui est moins cher qu'un fast-food ou un kebab", a-t-on com­menté au ministère.

"En plus, pour les étudiants les plus en dif­fi­cul­tés sur le plan finan­cier, il y a des sys­tèmes pour que le prix du repas soit moins cher", a-t-on ajouté.

"Le ministre a déjà affirmé qu'il fait des condi­tions d'étude et de vie étudiante une de ses prio­ri­tés et cette aug­men­ta­tion limi­tée ne remet pas en cause cette priorité-là", a-t-on conclu au ministère.

Vendredi, en conseil d'administration du Centre natio­nal des oeuvres uni­ver­si­taires et sco­laires (Cnous), les étudiants avaient fait reje­ter, lors d'un vote consul­ta­tif, le pro­jet du minis­tère en ce sens.

"Cette hausse s'inscrit dans un contexte par­ti­cu­lier, car on vient d'apprendre la hausse des frais d'inscription uni­ver­si­taire", a réagi mardi à l'AFP le pré­sident de l'Unef, Emmanuel Zemmour.

"En plein milieu d'une crise écono­mique qui rend de plus en plus dif­fi­cile pour les familles les plus modestes de finan­cer les études de leurs enfants, ces pre­mières déci­sions de Laurent Wauquiez vont à l'encontre de la prio­rité qu'il affiche pour les condi­tions de vie étudiante", a-t-il déclaré.

"De plus en plus d'étudiants doivent renon­cer aux études, d'autres doivent conci­lier sala­riat et études, si le ministre ne prend pas des mesures d'ampleur très rapi­de­ment, le mes­sage qui serait envoyé aux étudiants c'est que, plus il devient indis­pen­sable d'avoir un diplôme, plus le diplôme devient cher", a pour­suivi M. Zemmour.

"Si rien n'est fait, il ne fau­dra pas s'étonner qu'il y ait un rap­port com­pli­qué entre les jeunes et les pou­voirs publics, notam­ment en année élec­to­rale", a conclu le pré­sident de l'Unef.


 

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