04.07.2011

Le comité sur les rythmes scolaires met l'accent sur le lien école-collège

Le comité de pilo­tage sur les rythmes sco­laires, qui a rendu son rap­port lundi, pré­co­nise de dimi­nuer les horaires quo­ti­diens de classe et de rac­cour­cir les vacances d'été, tout en prô­nant de faci­li­ter le pas­sage école-collège et de rendre obli­ga­toire "l'accompagnement éducatif".

Raccourcir de deux semaines les congés d'été (en ins­tau­rant trois zones à toutes les vacances, sauf Noël) per­met­trait de dimi­nuer les horaires quo­ti­diens de classe (cinq heures du CP à la 5e et six heures en 4e et 3e), aujourd'hui fati­gants pour les enfants.

L'été, "une plage com­mune est main­te­nue pour l'ensemble des zones entre le 13 juillet et le 16 août", pré­cise le rapport.

En pri­maire, le comité sou­haite mieux répar­tir les cours dans la semaine en reve­nant à quatre jours et demi, à charge pour les dépar­te­ments, orga­ni­sa­teurs des trans­ports sco­laires, de choi­sir mer­credi ou samedi matin.

Il y aurait alors près de 190 jours de classe par an, contre seule­ment 144 aujourd'hui en primaire.

Si ces pré­co­ni­sa­tions étaient atten­dues, tant les rap­ports se sont mul­ti­pliés depuis deux ans pour sou­li­gner les carences du sys­tème actuel, le comité décline aussi un schéma glo­bal "ambi­tieux" liant "socle com­mun", accom­pa­gne­ment obli­ga­toire après la classe et "par­te­na­riat renou­velé" entre l'Etat et les collectivités.

Ainsi, ins­tau­rer les mêmes horaires du CP à la 5e aurait pour but de "faci­li­ter le pas­sage de l'école au col­lège", un moment sou­vent dif­fi­cile pour les élèves les plus faibles, dans l'esprit du "socle com­mun" que tout élève doit acqué­rir à la fin du collège.

Le comité pro­pose un horaire glo­bal de 8h30 à 17h00 pour tous les élèves d'écoles et de col­lèges, ainsi que l'interdiction de tout cours ou toute aide pen­dant une pause déjeu­ner d'1h30, si bien qu'il res­te­rait deux heures du CP à la 5e et une heure en 4e et 3e pour un accom­pa­gne­ment éduca­tif après la classe qui devien­drait "obligatoire".

Cela regrou­pe­rait aussi bien l'aide aux élèves faibles "sans les stig­ma­ti­ser" que les devoirs ou les acti­vi­tés cultu­relles et spor­tives. Les élèves "ren­tre­raient chez eux tout tra­vail fait", per­met­tant "d'alléger le poids des cartables".

Enfin le choix des acti­vi­tés serait concerté entre l'Etat, les col­lec­ti­vi­tés et les asso­cia­tions, avec une "répar­ti­tion finan­cière adéquate".


 

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