10.06.2011
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Monique Sassier : la violence à l'école primaire reste un sujet tabou

Suite à notre entre­tien avec la média­trice de l'Education natio­nale et de l'Enseignement supé­rieur (1), nous l'avons inter­ro­gée sur les phé­no­mènes de vio­lence à l'école primaire.

Votre rap­port met en avant une aug­men­ta­tion de la vio­lence en milieu sco­laire. Comment se manifeste-t-elle ?

 

Elle se mani­feste peu. C'est un sujet encore un peu tabou. On refuse sou­vent l'idée de la vio­lence chez les petits. C'est notre pre­mier constat. Il y a donc une grande soli­tude des familles, des élèves et des ensei­gnants devant cette situa­tion. Nous avons été aler­tés par des situa­tions de har­cè­le­ment. Il faut dans un pre­mier temps essayer de décrire ce qui se passe pour le com­prendre. Les recom­man­da­tions sui­vantes sont ordon­nées autour d'un prin­cipe : toutes les mesures à prendre doivent être éduca­tives et répa­ra­trices. On ne peut pas prendre de mesures dis­ci­pli­naires ou d'exclusion dans le pri­maire. Autre grand axe : il faut remettre les familles au centre du pro­ces­sus d'éducation. Elles sont par­fois très sur­prises quand on leur explique le com­por­te­ment de leur enfant. Les familles ne peuvent pas deman­der à l'école à la fois d'instruire leur enfant et de l'éduquer, et elles de ne plus le faire. On a eu l'exemple d'un père qui s'est pré­senté à la place de son enfant pour faire l'heure de colle, en pen­sant qu'il était injuste que l'élève ait été sanc­tionné. On pro­pose, par exemple, que le règle­ment inté­rieur de l'école soit com­mu­ni­qué aux familles, qu'elles le signent et en débattent en début d'année et non pas au moment où  il y a un pro­blème avec leur enfant.


Stéphanie Marpinard


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libellule
le 11 février 2012

je suis ensei­gnante et mon propre fils a eu à subir la vio­lence de ceux qu'on appelle des cas sociaux; pour un parent c'est affreux de savoir que quand son enfant est à l'école, les adultes qui y tra­vaillent ne sont pas là pour le pro­té­ger, sou­vent parce qu'ils estiment qu'ils en font assez ou qu'ils ne sont pas for­més pour gérer ces pro­blèmes ou qu'ils ne sont pas à la hau­teur; ces pbs ne pour­ront que s'aggraver tant que les classes et les écoles seront sur­char­gées et que les pro­fes­seurs des écoles n'auront pas LE DEVOIR de pro­té­ger leurs élèves.

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