12.01.2011
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Comment apprendre la biodiversité aux tout-petits ?

Grâce à la tech­nique du théâtre d'image et à une petite abeille voya­geuse, le WWF sen­si­bi­lise les plus jeunes à la bio­di­ver­sité. Explications de Béatrice Jouenne, res­pon­sable des pro­jets éduca­tifs, à l'initiative du kit péda­go­gique « Isabeille et les dis­pa­ri­tions mystérieuses ».
Isabeille

Comment se pré­sente cet outil ?

Inspiré des tech­niques de conte japo­naises kami­shi­baï, il com­porte seize planches illus­trées et un cas­te­let de car­ton. Tout en fai­sant défi­ler les images, les unes après les autres dans le cadre, l'enseignant raconte aux enfants l'histoire ins­crite sur leur face arrière. Dédié aux grandes sec­tions de mater­nelle, aux classes de CP et de CE1, le récit met en scène une abeille par­tie à la recherche de ses congé­nères. En che­min, elle ren­contre d'autres espèces mena­cées comme le tigre, la tor­tue marine ou le singe bonobo, ini­tiant ainsi les élèves à la richesse du vivant. Les car­tons, faciles à mani­pu­ler, peuvent ensuite s'utiliser, avec les enfants, comme sup­port de lec­ture ou d'écriture. Le kit com­prend aussi un dos­sier péda­go­gique com­plet pour tra­vailler avec les élèves sur les dif­fé­rentes thé­ma­tiques abor­dées dans le conte d'Isabeille et des idées d'activités ludiques, comme la fabri­ca­tion d'une marion­nette buti­neuse pour expli­quer le prin­cipe de pollinisation.


Pour en savoir plus

Le kit Isabeille sera dis­po­nible en France à la fin du mois de février, sur le site wwf.fr (40 euros) et sur le site www.callicephale.fr

Le prix inclut le clas­seur péda­go­gique (dis­po­nible lui seule­ment en février) qui accom­pagne le théâtre, dont le contenu pourra aussi être télé­chargé. Callicéphale est l'éditeur lea­der sur le mar­ché du kami­shi­baï, et édite le kami du WWF.

Pourquoi avoir choisi cette cible, plus dif­fi­cile à tou­cher puisqu'elle ne maî­trise pas encore la lecture ?

Parce que, jus­te­ment, plus tôt on fait décou­vrir la richesse du vivant aux enfants, plus ils auront envie d'aller ensuite vers la nature, plus ils l'aimeront et plus ils sou­hai­te­ront la pré­ser­ver. L'éducation passe aussi très bien par l'émotion, l'imaginaire, le sen­so­riel... A priori, le thème de la bio­di­ver­sité et de son érosion peut paraître com­pli­qué à expli­quer aux plus jeunes, voire un peu anxio­gène. Mais pour en par­ler, nous avons choisi le biais de l'émerveillement et un mode très posi­tif. L'abeille sus­cite faci­le­ment l'empathie. Et nous appor­tons aux enfants des solu­tions concrètes pour adop­ter un com­por­te­ment éco-citoyen. Le clas­seur péda­go­gique pro­pose d'ailleurs un jeu de l'oie ou des jeux de rôle, sus­cep­tibles de per­mettre aux petits de deve­nir actifs.

Des talents de conteurs sont-ils indispensables ?

Non, car le kami­shi­baï per­met une lec­ture vivante. Mais il est pré­fé­rable de s'entraîner face à un miroir pour adap­ter le défi­le­ment des images avec la lec­ture du texte. On peut même créer des effets de sur­prise en jouant par exemple sur la vitesse de pas­sage des planches. Il est égale­ment pos­sible de faire appel à des béné­voles du réseau « Lire et faire lire » de la Ligue de l'Enseignement avec qui nous tra­vaillons. Un pre­mier test est prévu avec ce der­nier en région PACA et ils sont très intéressés !


Nadia Gorbatko

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fpils77
le 16 janvier 2011

Bonne et ori­gi­nale idée, pour une fois qu'on tente de trai­ter l'éducation au déve­lop­pe­ment durable (EDD) dés le plus jeune âge et les mater­nelles me semblent bien indi­quées pour com­men­cer l'initiation à la bio­di­ver­sité et l'éducation au main­tien des espèces fra­giles... quant à uti­li­ser le conte, et en par­ti­cu­lier le kami­shi­baï (qui me rap­pelle les images de La Pie d'antan), pour­quoi pas ? et pour l'abeille, c'est très por­teur ! Bravo pour cette ini­tia­tive mais revoyez à la baisse les coûts des maté­riels péda­go­giques, de grâce !

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