03.12.2010
3 réactions

Que vous inspirent les expériences philosophiques menées en maternelle ?

C'est la ques­tion que nous avons posée à Raphaël Enthoven, notre Invité cette semaine.

Voici sa réponse :

"Elles m'intéressent beau­coup et j'y suis favo­rable. Je suis sim­ple­ment hos­tile au fait que l'on arrête ensuite. Car cela revient à recon­naître impli­ci­te­ment que cet ensei­gne­ment de la phi­lo­so­phie en mater­nelle ou en pri­maire n'est qu'un gad­get. Pour le reste, la phi­lo­so­phie n'est pas une affaire de matu­rité mais de can­deur, de capa­cité à s'étonner. Et je ne vois pas pour­quoi on devrait s'insurger contre une exten­sion natu­relle de l'enseignement de cette dis­ci­pline à l'âge de la vie où les élèves sont suf­fi­sam­ment can­dides, jus­te­ment, pour pen­ser avec le moins de préjugés."

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sisi45
le 5 décembre 2010

Je par­tage plei­ne­ment cet avis pour avoir pra­ti­qué avec mes élèves de CM1 et CM2 (9 et 10 ans) des débats réflexifs sur de grandes ques­tions telles que :
Qu'est-ce que le cou­rage ?
Pourquoi apprendre ?
Qu'est-ce que la beauté ?
Et en écho à des ouvrages de lit­té­ra­ture de jeu­nesse : sur l'identité, l'héritage, la morale (fables de Michet Piquemal, albums de Carl Norac, de Béatrice Poncelet...)

Les enfants de cet âge sont capables de construire des argu­ments, de pro­blé­ma­ti­ser pour peu que l'enseignant soit un guide atten­tif et qu'il pré­pare avec beau­coup de pro­fes­sion­na­lisme (et donc de lec­tures phi­lo­so­phiques) ces débats.

Espérons que cet engoue­ment ne sera pas que passager.

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Lièvre
le 23 décembre 2010

La phi­lo­so­phie en classe de mater­nelle, n'a rien à voir avec la phi­lo­so­phie en classe de ter­mi­nale. Il s'agit plu­tôt d'une pra­tique phi­lo­so­phique fon­dée sur le ques­tion­ne­ment des enfants élèves et la mise en situa­tion pour trou­ver col­lec­ti­ve­ment des réponses, ou des che­mi­ne­ments. Il est per­ti­nent de s'interroger cepen­dant sur les condi­tions de cette pra­tique phi­lo­so­phique et notam­ment sur la for­ma­tion des pro­fes­seurs des écoles pour mener à bien un tel "moment". Il ne parait pas incon­ve­nant de sou­hai­ter que cette pra­tique phi­lo­so­phique soit éten­due à toutes les écoles mater­nelles du ter­ri­toire dans le cadre de l'égalité républicaine.

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akenaton
le 28 janvier 2011

La phi­lo­so­phie en mater­nelle. Oui. Mais ce n'est qu'un début. Le minis­tère de l'Education Nationale doit en assu­rer la conti­nuité. Et la for­ma­tion des pro­fes­seurs doit inté­grer cette "démarche" (réflexion, ques­tion­ne­ment, éton­ne­ment) pour l'ensemble des dis­ci­plines enseignées.

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