Revue du 10 novembre 2010

10.11.2010

Francophonie : L'Afrique mise sur une formation des maîtres à distance

Drapeau de la Francophonie

Le drapeau de la francophonie.

Le Bénin, le Burundi, Haïti et Madagascar ont été sélec­tion­nés pour expé­ri­men­ter l'Initiative fran­co­phone pour la for­ma­tion à dis­tance des maîtres (IFADEM). Ce dis­po­si­tif, ima­giné au som­met fran­co­phone de Bucarest en 2006, a été pré­senté en détails lors du récent XIIIème Sommet de la Francophonie à Montreux (Suisse).

L'Ifadem com­bine for­ma­tion tra­di­tion­nelle, en pré­sence de maîtres for­ma­teurs, et nou­velles tech­no­lo­gies (contenu péda­go­gique sur CD, for­ma­tion via Internet...) en vue d'améliorer les com­pé­tences des ins­ti­tu­teurs, prin­ci­pa­le­ment ceux en poste dans des zones rurales.

Dans les espaces Ifadem, les maîtres béné­fi­cient de modules péda­go­giques réa­li­sés par des experts inter­na­tio­naux, et adap­tés à la réa­lité de chaque pays concerné par des comi­tés natio­naux. Le pre­mier module est une ini­tia­tion à l'informatique et à Internet, car la plu­part des ensei­gnants concer­nés n'ont jamais été en contact avec un ordi­na­teur aupa­ra­vant. Une grande part de la for­ma­tion concerne la didac­tique du fran­çais : dans les pays ciblés le nombre de locu­teurs aug­mente, tan­dis que la maî­trise de la langue fran­çaise diminue.

Il s'agit d'une for­ma­tion conti­nue ou ini­tiale, car cer­tains ensei­gnants "de brousse" ont été affec­tés à des postes sans la moindre pré­pa­ra­tion. Les ensei­gnants sont for­més pen­dant neuf mois, au terme des­quels ils sont évalués, pour rece­voir un cer­ti­fi­cat de réus­site. La for­ma­tion est recon­nue par les minis­tères de l'Education locaux.

"L'Objectif du mil­lé­naire numéro 2 est l'éducation pour tous. Mais en réa­lité, il devrait être l'éducation de qua­lité pour tous," affirme Soungalo Ouedraogo, direc­teur de l'Education et de la Formation à l'Organisation inter­na­tio­nale de la Francophonie (OIF) qui sou­tient le projet.

D'ici 2013, un total de 80.000 ensei­gnants devraient être for­més au cours de la phase "pilote". Commencera alors une phase d'"extension" sur l'ensemble du territoire.

Source(s) :
  • afrik.com - 24 octobre,
  • ifadem.org,
  • francophonie.org
10.11.2010

Royaume-Uni : Les enseignants d'extrême-droite sur la sellette

Les per­son­nels admi­nis­tra­tifs et chefs de dépar­te­ments dis­ci­pli­naires des écoles anglaises auront bien­tôt le pou­voir de congé­dier tout ensei­gnant membre du parti d'extrême-droite British National Party (BNP). C'est ce que le secré­taire d'Etat bri­tan­nique à l'Education, Michael Gove, a annoncé dans une inter­view récente. Michael Gove a confié qu'il ne voyait pas "com­ment être membre du BNP [pou­vait] être com­pa­tible avec l'activité de for­mer de jeunes esprits". Il compte étendre la mesure à tout groupe "à teneur extrêmiste".

Cette déci­sion est le point d'orgue de l'affaire Adam Walker, du nom d'un pro­fes­seur et membre du BNP. A par­tir d'un ordi­na­teur de son école, celui-ci avait écrit sur un forum Internet que la Grande Bretagne était "une décharge pour les déchets du tiers-monde". Réuni en comité dis­ci­pli­naire, le Conseil Général de l'Enseignement (GTC) l'avait blan­chi en juin der­nier. En effet, pour Angela Stones, alors à la tête du GTC, "un com­men­taire néga­tif sur l'immigration au Royaume-Uni [n'impliquait] pas néces­sai­re­ment des vues racistes ou une into­lé­rance raciale, étant donné que la race des immi­grants est extrê­me­ment variée". Michael Gove avait qua­li­fié le ver­dict de "très inap­pro­prié" et le GTC avait été dis­sous une semaine plus tard.

Les membres du BNP sont déjà exclus de la police et du per­son­nel pénitentiaire.

Source(s) :
  • The Guardian - 2 novembre
10.11.2010

Inde : L'éducation au coeur du partenariat avec les Etats-Unis

Lors de sa récente visite en Inde, le pré­sident amé­ri­cain Barack Obama a annoncé la tenue pour l'an pro­chain d'un som­met américano-indien sur l'enseignement supé­rieur. Jusque-là, les échanges dans ce domaine entre les deux pays s'étaient limi­tés à de simples confé­rences, la der­nière s'étant tenue à Bombay un peu plus tôt cette année. Mais l'éducation supé­rieure est appe­lée à tenir une place impor­tante dans les rela­tions futures des deux pays. Notamment depuis l'annonce en novembre 2009 de l'"Initiative Obama-Singh pour la connais­sance", qui vise à ren­for­cer les jume­lages uni­ver­si­taires entre l'Inde et les Etats-Unis grâce à un bud­get dédié de 10 mil­lions de dol­lars. La pré­sence de nom­breux pré­si­dents d'université dans la délé­ga­tion amé­ri­caine –dont ceux des pres­ti­gieuses uni­ver­si­tés de Stanford, de Pennsylvanie, de Cornell... — n'est d'ailleurs pas pas­sée inaper­çue. Barack Obama et le Premier Ministre indien Manmohan Singh s'accordent à défi­nir le par­te­na­riat indo-américain comme "l'un des par­te­na­riats déci­sifs du XXIème siècle".

Source(s) :
  • Hindustan Times - 8 novembre
10.11.2010

Chine : Le gouvernement s'attaque aux frais d'inscription illégaux

Le ministre chi­nois de l'Education, Yuan Guiren, a annoncé lundi 1er novembre un cer­tain nombre de mesures visant à "réduire le fossé entre les écoles excel­lentes et celles moyennes". Il s'attaque notam­ment aux frais d'inscription en début de sco­la­rité. D'après la Loi sur l'Education Obligatoire, les enfants chi­nois ont droit à neuf ans de sco­la­rité gra­tuite, qui couvrent l'école pri­maire et le col­lège. Toutefois cer­taines écoles en quête de pro­fit réclament des frais d'inscription illé­gaux, met­tant en avant des classes à la péda­go­gie "expé­ri­men­tale" ou des cours de conso­li­da­tion pour bons élèves. Pour éviter toute ten­ta­tion, ces dis­po­si­tifs devront dis­pa­raître dans un délai de trois à cinq ans. Le ministre a égale­ment ordonné aux auto­ri­tés éduca­tives locales de "répar­tir équi­ta­ble­ment les res­sources éduca­tives" –parmi les­quelles, les bons pro­fes­seurs ! Enfin, pour éviter un report des ins­crip­tions vers le privé, les auto­ri­tés éduca­tives locales ne pour­ront pas appor­ter de sou­tien aux écoles pri­vées si les écoles publiques de leur sec­teur ne rem­plissent pas leur effec­tif d'élèves.

Source(s) :
  • Xinhua - 2 novembre
10.11.2010

Grèce : 100 millions d'euros pour
"l'économie de la connaissance"

La Banque Européenne d'Investissement, qui gère des prêts à long terme pour équi­li­brer le déve­lop­pe­ment des pays de l'UE, vient d'accorder 100 mil­lions d'euros à la Grèce pour la réno­va­tion de ses écoles. Il s'agit de la pre­mière tranche d'un prêt qui tota­li­sera 200 mil­lions. Le vice-président de la BEI, Plutarchos Sakellaris, explique que l'opération vise à sou­te­nir "l'économie de la connais­sance en Grèce", pour faci­li­ter la relance écono­mique glo­bale du pays. L'argent per­met­tra de construire ou réno­ver 84 écoles et 31 salles de sports ou de confé­rence, ainsi que d'équiper 14.000 écoles publiques en maté­riel divers. Le pre­mier objec­tif du prêt est de lut­ter contre la pra­tique de la "double vaca­tion", qui consiste à cou­per les jour­nées en deux pour faire cours à deux groupes d'élèves dis­tincts dans le même établis­se­ment, par manque d'infrastructures.

Source(s) :
  • eib.org - 25 octobre