29 oct

Bruno Julliard : il faut dix ans pour mettre en place un projet éducatif cohérent

Bruno Julliard nous pré­sente cette semaine dans l'Invité (1) les grandes orien­ta­tions du pro­jet éduca­tion PS auquel il a par­ti­cipé. Il répond ici plus en détails sur la ques­tion des moyens :

L'évolution que vous sou­hai­tez ne demande-t-elle pas des moyens dont l'école ne dis­pose actuel­le­ment pas ?

Non. Je ne pense pas que l'essentiel du pro­blème soit une ques­tion de moyens. Même si la part de PIB consa­crée à l'école a dimi­nué depuis 2007, le coût de notre sys­tème est tou­jours un peu au-dessus de la moyenne de l'OCDE. Il fau­dra des moyens nou­veaux dans cer­tains sec­teurs comme le pri­maire et la mater­nelle, ou les Zep, qui demandent des ensei­gnants mieux for­més et plus nom­breux. Ces chan­tiers doivent être lan­cés rapi­de­ment. Pour le reste, c'est d'abord par des chan­ge­ments de struc­ture que notre sys­tème gagnera en effi­ca­cité. Arrêtons donc d'inscrire les réformes dans le temps média­tique. Car tout cela demande concer­ta­tion, expé­ri­men­ta­tion, évalua­tion... Mettre en place un pro­jet éduca­tif cohé­rent, qui per­mette à l'institution sco­laire de s'adapter aux évolu­tions de la société, demande sans doute une dizaine d'années.

Etes-vous d'accord avec cette analyse ?


Sandra Ktourza

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sisi45
le 29 octobre 2010

Je suis favo­rable aux orien­ta­tions don­nées par B.Julliard. Le pro­blème sera bien celui des moyens car aujourd'hui, l'EN fonc­tionne en flux tendu et il y a très peu de moyens pour la for­ma­tion conti­nue. De plus, tant que la plu­part des IEN contrôlent (le chiffre des réus­sites aux évalua­tions natio­nales) plus qu'ils n'accompagnent les ensei­gnants dans les réformes, n'entendent pas les vrais pro­blèmes liés à la grande dif­fi­culté sco­laire, on n'est pas prêt de faire bou­ger le sys­tème.
Le concept de "care", cher à Martine Aubry s'appliquera-t-il aux ensei­gnants et aux élèves ?

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