27.10.2010

Etats-Unis : Peu d'enseignants recrutés parmi les bons élèves

Les Etats-Unis recrutent une mino­rité de leurs ensei­gnants parmi les meilleurs diplô­més, contrai­re­ment aux pays dont les sys­tèmes éduca­tifs sont les plus per­for­mants : Singapour, Finlande, Corée du Sud. Dans ces pays, les ensei­gnants sont tous issus du tiers supé­rieur des bache­liers et des étudiants, la pro­fes­sion est per­çue comme pres­ti­gieuse et le salaire suit, avec notam­ment des sys­tèmes de primes au mérite. Tandis que seuls 23% des ensei­gnants amé­ri­cains sont issus du tiers supé­rieur du bas­sin aca­dé­mique, selon une étude récente. Dans les quar­tiers défa­vo­ri­sés, ce pour­cen­tage tombe à seule­ment 14%. D'après les auteurs de l'étude, le salaire est un fac­teur déter­mi­nant : un pro­fes­seur débu­tant à New York gagne par exemple 45.000 dol­lars par an (32.000 euros) — contre 160.000 dol­lars pour un avo­cat. En moyenne, un ensei­gnant amé­ri­cain gagne 67.000 dol­lars (48.000 euros) annuels en fin de carrière.

Consultée sur le sujet, Kate Walsh, pré­si­dente du Conseil natio­nal sur la qua­lité des ensei­gnants, estime que la sélec­tion des futurs ensei­gnants devrait être plus forte, pour éviter des choix de car­rière "par défaut". "Il est plus facile de ren­trer dans une école de for­ma­tion à l'enseignement que de ren­trer dans un pro­gramme de foot­ball uni­ver­si­taire," affirme-t-elle. Les pro­grammes de sports-études à l'université requièrent en effet une bonne moyenne et un score mini­mum au SAT (l'examen stan­dar­disé d'entrée à l'université), ce qui n'est pas le cas de tous les pro­grammes de pré­pa­ra­tion à l'enseignement.


Source(s) :
  • Huffington Post - 15 octobre,
  • mckinsey.com