"Chaque année : on nous explique le malheur d'être enseignant"
De nombreux livres ont été publiés à la rentrée sur les difficultés inhérentes au métier d'enseignant. Qu'en pensez-vous ?
SB : C'est pareil chaque année : on nous explique le malheur d'être enseignant et combien c'était mieux sous la IIIème république ! Ça s'écrit bien, ça se vend bien... Il y a du vrai, il y a du faux. J'ai beaucoup d'amis enseignants dans le premier ou le second degré, qui sont très heureux dans leur métier et qui, par définition, n'écriront jamais de livre pour dire que tout va bien. J'en connais d'autres qui l'ont quitté... Les situations sont tellement plus variées et tellement plus complexes que ce que l'on en dit...
JT : Ces difficultés ne sont pas propres aux enseignants. Elles touchent tous les représentants des systèmes d'autorité. Aujourd'hui, l'autorité n'est plus acquise de droit, elle se démontre en permanence. En outre, le revers de la liberté pédagogique, qu'il n'est pas question de remettre en cause, c'est aussi une certaine solitude quand les choses se passent moins bien. Par delà la problématique financière, c'est dans cet esprit que le ministre tient particulièrement à développer une gestion des ressources humaines personnalisée pour les enseignants : il s'agit de mettre en place tout un accompagnement pour les aider à exercer ces nouvelles missions et absorber ces évolutions.
Chers lecteurs, comment auriez-vous répondu à cette question ? Etes-vous d'accord avec les arguments de nos deux Invitées ?
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