Revue du 17 septembre 2010

17.09.2010

Monde : Le Times Higher Education publie son nouveau classement

globe terrestre

Pour son 7ème clas­se­ment inter­na­tio­nal des uni­ver­si­tés, le Times Higher Education a radi­ca­le­ment changé sa métho­do­lo­gie. Les résul­tats étaient donc très attendus.

Le top 10 a huit établis­se­ments en com­mun avec celui de Shanghai, bien que dans un ordre dif­fé­rent. La pre­mière place mon­diale dans les deux cas revient à l'université d'Harvard. Dans les deux clas­se­ments, les Etats-Unis raflent huit des dix pre­mières places.

Les pre­mières uni­ver­si­tés euro­péennes du clas­se­ment sont Oxford et Cambridge (6è ex aequo). La France place quatre établis­se­ments supé­rieurs dans le top 200 : Polytechnique (39è), l'ENS Paris (42è), l'ENS Lyon (100è) et l'UPMC (140è).

Le sys­tème de nota­tion est passé de 6 cri­tères à 13, répar­tis en cinq grandes caté­go­ries : les cita­tions (pour 32,5% de la note), la recherche (30%), l'enseignement (30%), l'internationalisation (5%) et les liens avec l'industrie (2,5%). Ce choix est le fruit de 10 mois de concer­ta­tion avec les acteurs du monde uni­ver­si­taire. La fia­bi­lité des don­nées dis­po­nibles a aussi influencé les coef­fi­cients à la hausse ou à la baisse.

En l'état, les uni­ver­si­tés "tech­no­lo­giques" sont mises en avant. Par exemple, l'école poly­tech­nique de Zurich arrive en 15ème place. Mais le nou­veau clas­se­ment est flexible. Sur le site offi­ciel, il est pos­sible de reclas­ser les établis­se­ments en met­tant l'accent sur l'un des cinq grands cri­tères (recherche, inter­na­tio­na­li­sa­tion,...) Enfin, un clas­se­ment plus étendu –le top 400– est acces­sible via une appli­ca­tion iPhone payante. Dans l'application, il est pos­sible de faire des réglages fins pour créer un clas­se­ment réel­le­ment personnalisé.

Source(s) :
  • timeshighereducation.co.uk
17.09.2010

Chine : Des enseignants interdits de se mettre à l'aise

Les auto­ri­tés éduca­tives locales de la pro­vince chi­noise de Nanjing viennent d'édicter une série de 15 mesures, visant à régu­ler la vie sociale des ensei­gnants d'école pri­maire et de col­lège. D'après ces mesures, les ensei­gnants ne devront plus s'afficher dans des vête­ments frois­sés, sales, mou­lants, trans­pa­rents ou indé­cents — aussi bien à l'école qu'en public. Il leur sera inter­dit de teindre leurs che­veux, de por­ter du ver­nis à ongles, un maquillage outran­cier ou des bijoux trop voyants. Ils devront tou­jours céder leur place aux invi­tés, aux per­sonnes âgées et aux femmes, et ne devront jamais occu­per toute la lar­geur d'un banc, s'affaler sur un siège ou étendre leurs jambes. Des parents, sou­cieux de l'exemple que les pro­fes­seurs peuvent don­ner à leurs enfants, approuvent ces mesures. Tandis que cer­tains ensei­gnants assi­milent ces inter­dic­tions à la fin de leur vie privée.

Source(s) :
  • China Daily - 15 septembre
17.09.2010

Afghanistan : L'appel des Nations Unies pour en finir avec l'analphabétisation

Les Talibans fon­da­men­ta­listes, au pou­voir pen­dant six ans avant l'invasion amé­ri­caine de 2001, avaient inter­dit les écoles pour filles et obligé les femmes à res­ter à la mai­son. Aujourd'hui, la lutte contre l'analphabétisation est vue comme un fac­teur clé pour aider le pays sinis­tré à se redé­ve­lop­per. Peu de temps avant la Journée inter­na­tio­nale pour l'alphabétisation du 8 sep­tembre, l'UNESCO et ONU-Habitat ont réaf­firmé leur volonté de déve­lop­per l'éducation en Afghanistan. L'UNESCO s'était lancé dans un pro­gramme de for­ma­tion de pro­fes­seurs qua­li­fiés dès 2003, en par­te­na­riat avec le gou­ver­ne­ment de Kaboul, à tra­vers le pro­gramme "LAND AFGHAN". Aujourd'hui, on estime à 26% le taux d'alphabétisation des 15 ans et plus (seule­ment 12% pour les femmes). Le gou­ver­ne­ment afghan s'est tou­te­fois fixé comme objec­tif de réduire l'analphabétisation de moi­tié d'ici 2015, échéance des objec­tifs du Millénaire pour le développement.

Source(s) :
  • Xinhua - 6 septembre,
  • unesco.org
17.09.2010

Royaume-Uni : Les bibliothèques scolaires, une ressource "gâchée"

La Commission d'étude des biblio­thèques sco­laires, diri­gée par la baronne Estelle Morris, ancienne secré­taire d'Etat à l'Education, vient de rendre un rap­port sur l'utilisation des BCD et CDI au Royaume-Uni. Cette étude a été réa­li­sée auprès de 17.000 élèves du pri­maire et du secon­daire, et de nom­breux établis­se­ments. Sans établir de lien de cause à effet, les auteurs du rap­port notent mal­gré tout que 77,7% des élèves bons lec­teurs fré­quentent les biblio­thèques sco­laires, alors que ceux qui ont des pro­blèmes de lec­ture ne sont que 35,9% à en faire usage. "Tandis que moins de la moi­tié des 8–14 ans ont lu un livre au cours du mois der­nier, il est essen­tiel que toutes les res­sources dis­po­nibles pour encou­ra­ger le suc­cès des élèves soient uti­li­sées de manière effi­cace," peut-on lire en pré­am­bule du rap­port. C'est pour­quoi la com­mis­sion déplore que les biblio­thèques sco­laires se révèlent être une res­source "gâchée", non inté­grées dans les cur­sus, absentes des direc­tives et des ins­pec­tions offi­cielles, uti­li­sées pour la lec­ture "plai­sir" et trop rare­ment pour ren­for­cer l'alphabétisation des élèves. Après une étude appro­fon­die, la com­mis­sion a en outre décou­vert que dans un tiers des écoles pri­maires, elles sont gérées par des per­son­nels qui n'ont aucune connais­sance de la lit­té­ra­ture pour enfants.

Source(s) :
  • BBC - 15 septembre,
  • literacytrust.org.uk
17.09.2010

Inde : La fin des devoirs à la maison

En 2009, les quelque 10.000 écoles dépen­dant du Comité Central d'Education Secondaire(1) ont rem­placé les exa­mens annuels par la "CCE" (Continuous and Comprehensive Evaluation), un sys­tème d'"évaluation com­plète et conti­nue". Cette mesure s'inscrivait dans le cadre d'une vaste réforme de l'enseignement ini­tiée par le ministre Kapil Sibbal, visant à réduire le stress des exa­mens, et à per­mettre aux élèves de valo­ri­ser toutes leurs com­pé­tences. Les élèves sont désor­mais évalués sur le tra­vail de groupe, la prise de parole, la dex­té­rité manuelle... à tra­vers un cer­tain nombre de "pro­jets" dis­ci­pli­naires. Mais les pro­fes­seurs, peu habi­tués à ce concept, ont mul­ti­plié les pro­jets et les évalua­tions, au point que les élèves avaient jusqu'à sept tra­vaux notés à rendre par semaine. D'après une cir­cu­laire récente, les écoles sont désor­mais encou­ra­gées, au contraire, à réduire au maxi­mum le tra­vail à la mai­son, au pro­fit du tra­vail en classe. La rai­son en est simple : "Trop sou­vent, des pro­jets don­nés aux élèves à faire à la mai­son ne leur apportent aucune véri­table connais­sance car ils sont réa­li­sés par les frères, soeurs ou parents, ou confiés à des ser­vices pri­vés", explique Vineet Yoshi, à la tête du Comité Central de l'Education Secondaire.

Note(s) :
  • (1) Comme dans les pays anglo-saxons, le système éducatif en Inde est largement décentralisé. Les programmes et les modalités d'évaluation sont définis par différents comités locaux ou «boards», en accord avec le gouvernement central. Le Central Board of Secondary Education est un des principaux comités.
Source(s) :
  • Daily News & Analysis - 10 septembre