18 jun

Que faudrait-il, à votre avis, pour remonter le moral des enseignants l'année prochaine ?

C'est la ques­tion que nous avons posée à Philippe Meirieu, qui est notre Invité cette semaine.

Philippe Meirieu nous a donné cette réponse :

"L'année pro­chaine, je ne sais pas. J'ignore s'il fau­dra attendre 2012 ou si l'on pourra voir remon­ter ce moral dès l'année 2010–2011. Ce que je sais, c'est que les ensei­gnants ont besoin de consi­dé­ra­tion, de pers­pec­tives poli­tiques claires qui ne soient pas celles d'un renie­ment de la dimen­sion éduca­tive de l'Education natio­nale et de cadres inter­mé­diaires qui les écoutent et valo­risent leurs ini­tia­tives, qui les aident à avan­cer plu­tôt que de sanc­tion­ner toute forme de "déviance". Il leur faut de la confiance, de l'encouragement et des moyens."

Etes-vous d'accord avec lui ?


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Vos réactions :

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Gadjo
le 2 juillet 2010

Qui serait contre cela ? A force d'enfoncer des portes ouvertes ça devient fatigant !

Apresprof
le 6 août 2010

La poli­tique actuelle a consisté à divi­ser les ensei­gnants: reva­lo­ri­sa­tion pour les uns, pas pour les autres.
Alors que le gou­ver­ne­ment met en place une loi du la "mobi­lité inter­mi­nis­té­rielle" depuis le 3 août 2009 les ensei­gnants en sont écar­tés.
Alors que depuis 2003 on nous rabat les oreilles avec la "seconde car­rière", le minis­tère sup­prime tout ce qui peut y res­sem­bler: postes mis à dis­po­si­tion, postes RASED, déta­che­ments aussi (INRP, CRAP, GFEN, etc)
Après avoir établi d'autorité la semaine de 4 jours avec Xavier Darcos, le minis­tère envi­sage la semaine de 5 jours.
Quand arrêtera-t-on de prendre l'Education natio­nale pour un ter­rain d'expérimentation au rythme des chan­ge­ments de ministres ?

Charivari
le 15 août 2010

"Les ensei­gnants ont besoin de consi­dé­ra­tion". C'est vrai, et cela ne passe pas for­cé­ment par une aug­men­ta­tion en euros (heu, je n'ai pas dit que je ne l'apprécierais pas :D )

Une pro­po­si­tion qui me plairait :

Que le minis­tère mette en place une "boite à idées" où tous les ensei­gnants pour­raient venir écrire.
Cela se pré­sen­te­rait sous forme de deux cases ! 1. Voilà le pro­blème. 2. Voilà ce que je pro­pose concrè­te­ment pour le résoudre.

Attention, il ne s'agirait pas d'une boite aux lettres sans fond où per­sonne ne répon­drait jamais. Non, il fau­drait que le minis­tère s'engage à répondre aux pro­po­si­tions concrètes, et à en creu­ser vrai­ment, met­tons, je ne sais pas, 3 par mois, à les étudier et à rendre compte du résul­tat de l'étude.

Il me semble que ce genre de dis­po­si­tif mon­tre­rait aux ensei­gnants qu'ils ne sont pas que des "pions", qu'ils peuvent avoir de bonnes idées et qu'on les écoute pour amé­lio­rer l'école.

litterature
le 6 septembre 2010

Il est clair que les ensei­gnants ont besoin de consi­dé­ra­tion. C'est un point pri­mor­dial, car ensei­gner n'est pas un métier comme les autres. Il est un corps de métier qui engage l'individu face aux autres et plus encore dans l'enjeu et le deve­nir d'un élève.
Les poli­tiques se doivent de reva­lo­ri­ser la pro­fes­sion, encou­ra­ger l'initiative et mettre davan­tage l'accent sur la trans­mis­sion sans laquelle aucune société ne peut perdurer.

sisi45
le 6 novembre 2010

Oui, ce sont des portes ouvertes mais cela n'en reste pas moins vrai, ni essen­tiel.
Sauf qu'on est très mal parti pour cela :
pilo­tage par les résul­tats aux évalua­tions
mis­sions des IEN cen­trées sur le confor­misme
sup­pres­sion des moyens pour la for­ma­tion conti­nue
sup­pres­sion des postes et donc aug­men­ta­tion des effectifs

Bon, espé­rons que cha­cun exploite ce qui reste au fond de son coeur d'enseignant : le plai­sir d'une belle séance de sciences, d'une super classe de décou­verte ...et sur­tout d'un "bon­jour mai­tresse" enjoué !

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