Etre mauvais élève, ce n'est pas grave du tout

23.07.2009 2
Une ensei­gnante allemande

Heidemarie Brosche, pro­fes­seur de col­lège, a publié l'an passé en Allemagne un livre éton­nant inti­tulé "Pourquoi ce n'est pas si grave d'être mau­vais à l'école" ("Warum es nicht so schlimm ist, in der Schule schlecht zu sein" aux éditions Kösel).

Le quo­ti­dien Die Zeit l'a inter­viewée le 30 juin der­nier au sujet de son livre. Le point de vue de l'enseignante est très inté­res­sant et devrait redon­ner espoir à tous les cancres !

Elle revient tout d'abord sur son propre par­cours : excel­lente élève, elle ne garde pour­tant pas un bon sou­ve­nir de ses années d'école. Elle souf­frait pour res­ter bonne élève, appre­nait tout de force et au final, n'a pas retenu grand-chose. Elle dénonce cette bou­li­mie de connais­sances dont on assomme les élèves. Et qui assomme en pre­mier lieu les bons élèves, qui n'ont aucune dis­tance par rap­port au système.

Or, et c'est là que son point de vue est abso­lu­ment ori­gi­nal, celui qui se pré­oc­cupe peu de l'école, aura certes des mau­vaises notes, mais il aura une rela­tion bien supé­rieure au savoir. De plus, non englouti par la charge de tra­vail sco­laire, il aura plus de temps pour aller vers les autres et du coup acqué­rir une matu­rité sociale que les bons élèves


Sandra Ktourza

 

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isalion
le 24 juillet 2009

Le mau­vais élève décrit par l'auteur doit tout de même venir d'un milieu por­teur pour que son entou­rage l'encourage à déve­lop­per d'autre capa­ci­tés en dehors du monde sco­laire.
Plus inquié­tants sont les mau­vais élèves à qui on ne donne pas le goût et les pos­si­bi­li­tés de s'interesser au monde exté­rieur , au sport, à la poli­tique , aux arts...Pour ceux-là, c'est vrai­ment grave !
Quant au bon élève dépeint par l'auteur , c'est celui ou celle qui est déjà entré dans un sys­tème de com­pé­ti­tion dicté par ses parents et qui a des béquilles au moindre flé­chis­se­ment. Comment peut-il avoir un quel­conque recul et par­ve­nir à faire une syn­thèses des connais­sances ?
Pour un ensei­gnant, un bon élève n'obtient pas tou­jours les meilleurs résul­tats. Une note chif­frée res­tant sub­jec­tive et n'est qu'une par­tie d'un tout.

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bertille
le 1 août 2009

ce pro­fes­seur connaît-elle bien les jeunes?
com­ment peut-on les caté­go­ri­ser d'une manière aussi sim­pliste?
les a-t-elle sui­vis de près dans leur orien­ta­tion?
de nom­breux bons élèves sont ouverts sur le monde et pra­tiquent la musique, le sport, fré­quentent des amis... et pas mal de mau­vais élèves ont des dif­fi­cul­tés rela­tion­nelles.
ana­lyse bien sommaire!

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2 réactions