19.06.2007

Le bac

"Le bac a-t-il encore un sens ? ", demandez-vous. C'est sim­pli­fier outra­geu­se­ment une ques­tion com­pli­quée. Chacun sait qu'il n' y a pas un bac mais des bacs. Et tout le monde sait que ces bacs, égalité des chances oblige, ouvrent en prin­cipe à tous les reçus la porte de l'université, mais aussi que cet accès de prin­cipe aux études supé­rieures est une fic­tion pour la majo­rité des reçus aux bacs. Qui peut en outre igno­rer que même pour les lau­réats des filières géné­rales, le taux d'échec à l'issue de la pre­mière année de faculté est catas­tro­phique ? Et qui peut nier que le niveau d'exigence de cet exa­men, pre­mier grade uni­ver­si­taire, a été abaissé de manière déli­bé­rée depuis trente ans à tel point que son obten­tion ne signi­fie plus rien ?


Guy Morel