Le bac
"Le bac a-t-il encore un sens ? ", demandez-vous. C'est simplifier outrageusement une question compliquée. Chacun sait qu'il n' y a pas un bac mais des bacs. Et tout le monde sait que ces bacs, égalité des chances oblige, ouvrent en principe à tous les reçus la porte de l'université, mais aussi que cet accès de principe aux études supérieures est une fiction pour la majorité des reçus aux bacs. Qui peut en outre ignorer que même pour les lauréats des filières générales, le taux d'échec à l'issue de la première année de faculté est catastrophique ? Et qui peut nier que le niveau d'exigence de cet examen, premier grade universitaire, a été abaissé de manière délibérée depuis trente ans à tel point que son obtention ne signifie plus rien ?
Guy Morel


