02.04.2007

Culpabiliser pour faire renoncer

Chaque fois que les ensei­gnants décident d'une action pour lut­ter contre des mesures qui font régres­ser sur quelque plan que ce soit, alors on joue sur le côté "affec­tif", ration­nel, culpa­bi­li­sant ! Cet aspect per­met de divi­ser les gens, et ceci est encore plus fort et plus vrai dans les petits établis­se­ments. Au final, par des argu­ments comme l'intérêt des élèves, on culpa­bi­lise les gens, on freine leur enga­ge­ment et on les amène à renon­cer à leur (s) propre(s) intérêt(s) !
C'est ainsi que de culpa­bi­lité en culpa­bi­lité, de divi­sion en divi­sion, les mesures éduca­tives négligent de plus en plus l'enseignant et le conduisent à vivre des semaines de plus en plus rem­plies légi­ti­mées par des réponses comme celle-là : "vous êtes ensei­gnants n'oubliez pas vos obli­ga­tions de ser­vice du lundi 8 heures au ven­dredi 16h30 " ! Quand un pou­voir est confié à des per­sonnes qui font du zèle pour l'exercer, voilà ce qu'on entend, voilà com­ment pour 18 heures de face à face péda­go­gique on consigne toute une semaine, et tous les jours, et jusqu'à 20 heures par­fois plus, en cas de réunions de plus en plus fré­quentes, quelles que soient les situa­tions par­ti­cu­lières, les ensei­gnants sur leur lieu de tra­vail !
Faut-il encore se sen­tir cou­pable de se pré­ser­ver devant une telle évolu­tion ? Ces mots vous disent ma position !