20.03.2007

Repérer les enfants dépressifs en primaire

Je me per­mets de réagir à votre article du 16 mars 2007 sur "les enfants dépres­sifs en pri­maire". Je suis ravie que les ensei­gnants soient sen­si­bi­li­sés à la dépres­sion de l'enfant en pri­maire. Cette patho­lo­gie hélas est loin d'être rare.
Je sais bien que les RASED sont peau de cha­grin avec des psy­cho­logues au bord de la crise de nerfs, que les infirmier(e)s sco­laires sont sur­char­gés de tra­vail et que les méde­cins sco­laires sont en voie de dis­pa­ri­tion. Mais, je suis heu­reuse de faire par­tie de ces dino­saures (ou irré­duc­tibles Gaulois, au choix !), je parle de ces méde­cins qui tra­vaillent en équipe avec ensei­gnants, direc­teurs d'écoles, membres du RASED, infir­mières et familles ! Si! Si! Et nous sommes encore présent(e)s dans vos établis­se­ments. Je pré­fé­rais vous adres­ser cette petite pré­ci­sion. Les ensei­gnants ne sont pas seuls ! Les pédo­psy­chiatres non plus ! Heureusement !
Un tra­vail en amont sur le ter­rain est sou­vent néces­saire avant que les enfants ne soient adres­sés aux CMP, CMPI, CSMI, CMPP et autres consul­ta­tions spé­cia­li­sées... Même avec ce tra­vail de pré­pa­ra­tion, les pédo­psy­chiatres crient grâce et pro­posent en géné­ral 3 à 6 mois d'attente avant un pre­mier rendez-vous. Mieux vaut une concer­ta­tion en équipe, ou au mini­mum l'avis du psy­cho­logue sco­laire ou du méde­cin sco­laire avant d'adresser un enfant.


Caroline Genet