18.12.2006

Formateur et enseignant en IUFM

Les for­ma­teurs en IUFM ne doivent pas se cou­per des réa­li­tés du ter­rain. Ils doivent ou devraient donc opé­rer sur le ter­rain et ensei­gner la "théo­rie". Mais des moda­li­tés spé­ciales doivent être trou­vées pour que la sur­charge de tra­vail ne nuise pas aux résul­tats. Ainsi, ensei­gner pen­dant un an sur le ter­rain — apprendre à lire réel­le­ment à une classe d'enfants — per­met­trait l'année sui­vante au for­ma­teur de conseiller uti­le­ment les jeunes pro­fes­seurs. Leur salaire serait conservé à l'identique sur le ter­rain et en IUFM. On ne pour­rait plus leur repro­cher leur manque de qua­li­fi­ca­tion pro­fes­sion­nelle. Toutefois, pour éviter les erreurs du passé (tout chan­ger pour tout le monde d'un coup de décret), on deman­de­rait aux profs actuels de signer un contrat sur la base du volon­ta­riat. Les nou­veaux profs pos­tu­lant se voyant auto­ma­ti­que­ment impo­ser une année sur le ter­rain sui­vie d'une année de for­ma­teur, sui­vie d'une année sur le ter­rain, d'une année de for­ma­teur et d'une année sab­ba­tique pour mettre au clair toute l'expérience engran­gée et étudier les sciences cog­ni­tives en fac.


J. Delacour