Formateur et enseignant en IUFM
Les formateurs en IUFM ne doivent pas se couper des réalités du terrain. Ils doivent ou devraient donc opérer sur le terrain et enseigner la "théorie". Mais des modalités spéciales doivent être trouvées pour que la surcharge de travail ne nuise pas aux résultats. Ainsi, enseigner pendant un an sur le terrain — apprendre à lire réellement à une classe d'enfants — permettrait l'année suivante au formateur de conseiller utilement les jeunes professeurs. Leur salaire serait conservé à l'identique sur le terrain et en IUFM. On ne pourrait plus leur reprocher leur manque de qualification professionnelle. Toutefois, pour éviter les erreurs du passé (tout changer pour tout le monde d'un coup de décret), on demanderait aux profs actuels de signer un contrat sur la base du volontariat. Les nouveaux profs postulant se voyant automatiquement imposer une année sur le terrain suivie d'une année de formateur, suivie d'une année sur le terrain, d'une année de formateur et d'une année sabbatique pour mettre au clair toute l'expérience engrangée et étudier les sciences cognitives en fac.
J. Delacour


