Chouchous et têtes à claques

08.12.2006 5
Ce mois-ci dans Le Monde de l'Education, un très inté­res­sant dos­sier inti­tulé "Faut-il s'aimer pour réussir ?"
Dans ce dos­sier, une étude appro­fon­die du dilemme de l'enseignant : "com­ment exer­cer son métier pas­sion­né­ment sans se lais­ser empor­ter par ses sentiments ?".

Et un article qui met fran­che­ment les pieds dans le plat : "leur exis­tence est un des grands tabous de l'éducation. Pourtant, chou­chous et tête à claques peuplent les classes".

Le plus curieux est que ce lien par­ti­cu­lier est par­fois indé­pen­dant des notes : la tête à claques n'est pas for­cé­ment un cancre, de même que le chou­chou n'est pas tou­jours le pre­mier de la classe.

Mais que faire face à cette réa­lité ? Peut-on deman­der aux ensei­gnants somme toute d'être autre chose qu'humains ? Et quels sont leurs outils pour lut­ter contre une anti­pa­thie vis­cé­rale, qui nuit indé­nia­ble­ment à l'avenir de l'élève ?

Le Monde de l'Education rend compte d'initiatives inté­res­santes (p24-25) en Suisse et dans les IUFM : dans les deux cas, l'enseignant se met à la place de l'élève, pour, ensuite, être en mesure d'analyser son propre comportement.

Chacun d'entre nous en effet se sou­vient d'avoir été, au fil de sa sco­la­rité, tour à tour, chou­chou ou mal-aimé du prof. Si l'enseignant prend du recul –en replon­geant dans sa propre expé­rience d'élève et en se met­tant à la place de celui-ci– sera-t-il pour autant à l'abri de ses affects ? A un moment ou à un autre, ne resurgiront-ils pas, inopinément ?


Sandra Ktourza

 

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Un Lyceen
le 13 décembre 2006

Ceci est comme tous, le pro­fes­seur est un humain avant tout, il a comme il est dit des sen­ti­ments d'aide ou pas pour cer­tains élèves en dif­fi­cul­tés, pour d'autres plus ou moins...Il est cer­tain que le pro­fes­seur aidera plus celui qui se tien­dra calme en classe que de celui qui ren­dra fou le prof pen­dant toute une année voir plus.

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ZARA
le 2 janvier 2007

Libre à cha­cun de se posi­tion­ner à l'égard des autres, pourvu qu'aucun ne soit jugé.
On a tous connu cela, être le "pré­féré" ou pas d'un pro­fes­seur.
Le plus déli­cat est de lais­ser trans­pa­raître ses sen­ti­ments pour un élève au détri­ment d'autres.
Je pense sin­cè­re­ment qu'il faut savoir se pré­ser­ver ou de les mon­trer le moins pos­sible, prin­cipe d'égalite pour tous face à la connais­sance et à l'apprentissage.

N'est-ce pas votre rôle Mesdames, Messieurs, Mesdemoiselles les enseignants ?...

Bien à vous.

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duval-prof
le 18 avril 2007

Un "chou­chou" me parait moins dan­ge­reux pour la moti­va­tion de l'élève, qu'une "tête à claques".

Je pense qu'il faut encou­ra­ger les élèves, posi­ti­ver les pro­grès, ana­ly­ser leurs erreurs (et non pas leurs fautes) sans les stig­ma­ti­ser ni les inter­dire : se trom­per fait par­tie du pro­ces­sus d'apprentissage.
Selon LIEURY, il faut même plu­sieurs essais avant d'arriver à un taux de res­ti­tu­tion maximal.

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tete a claque
le 20 mai 2008

vrai­ment trop drôle les têtes à claques lol

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Dvd tetes a claques
le 20 mai 2008

c'est de la crotte en boîte le dvd des têtes à claques, ache­tez pas ça!

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5 réactions